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Moyen Orient et Monde

L’ONU et Bagdad enquêtent sur des violences meurtrières dans le camp d’Achraf

Une équipe de l’ONU est partie hier pour le camp de réfugiés iraniens d’Achraf en Irak, après que les Moujahidine du peuple ont accusé l’armée irakienne d’avoir tué 52 d’entre eux la veille, ce que Bagdad dément fermement. « Ils vont essayer de démêler les faits, mais on ne sait pas encore », a déclaré Eliana Nabaa, porte-parole de la mission des Nations unies en Irak.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a de son côté mis en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur les événements de dimanche, dont les causes et le nombre de victimes sont encore floues. En effet, les Moujahidine du peuple, un groupe d’opposition au régime de Téhéran, avaient annoncé dimanche que les forces de sécurité irakiennes avaient tué 52 membres de leur organisation et incendié leurs habitations dans le camp d’Achraf, où ils sont installés depuis de longues années près de la frontière iranienne. Mais les autorités irakiennes affirment qu’aucun soldat n’a pénétré dans le camp et font état de tirs de mortier ou de l’explosion d’un baril de gaz ou de pétrole. De plus, Bagdad n’a pas fait état de victimes dans le camp, annonçant en revanche la mort de trois soldats tués par des réfugiés après les tirs de mortier.
La commission mise en place par le Premier ministre a commencé son enquête dimanche dans la soirée et doit rendre un rapport dans les prochains jours, selon les services de M. Maliki.
Le Haut-Commissariat aux réfugiés, qui cherche depuis longtemps de nouveaux pays d’accueil pour ces réfugiés, a condamné les violences, de même que Washington, tout en se gardant de désigner des responsables.
Paris a aussi condamné les « violences » survenues dimanche et « rappelle qu’il revient aux autorités irakiennes d’assurer la sécurité des camps de réfugiés », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot. La capitale française a également demandé « une enquête indépendante et approfondie qui permette de faire toute la lumière sur ces violences et de poursuivre leurs auteurs », ajoute-t-il.
Parallèlement, des Moujahidine hébergés à Camp Liberty, une ancienne base américaine à Bagdad où ils avaient été transférés en 2012, ont annoncé avoir entamé une grève de la faim en signe de protestation.

(Source : AFP)
Une équipe de l’ONU est partie hier pour le camp de réfugiés iraniens d’Achraf en Irak, après que les Moujahidine du peuple ont accusé l’armée irakienne d’avoir tué 52 d’entre eux la veille, ce que Bagdad dément fermement. « Ils vont essayer de démêler les faits, mais on ne sait pas encore », a déclaré Eliana Nabaa, porte-parole de la mission des Nations unies en Irak.Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a de son côté mis en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur les événements de dimanche, dont les causes et le nombre de victimes sont encore floues. En effet, les Moujahidine du peuple, un groupe d’opposition au régime de Téhéran, avaient annoncé dimanche que les forces de sécurité irakiennes avaient tué 52 membres de leur organisation et incendié leurs habitations dans...
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