Le très bancal « numéro d’équilibriste » américain...
OLJ /
le 23 août 2013 à 00h30
La crise en Égypte met au jour le dilemme des États-Unis face au Caire, Washington étant écartelé entre son attachement aux valeurs démocratiques et sa volonté de préserver son alliance stratégique avec ce géant arabe. Soutiens pendant 35 ans des régimes autoritaires, pro-occidentaux et anti-islamistes d’Anouar Sadate et de Hosni Moubarak, les Américains sont dans l’embarras depuis la chute de Moubarak en février 2011 suivie au printemps 2012 par l’élection démocratique du président islamiste Mohammad Morsi avant sa destitution par l’armée le 3 juillet et le bain de sang des derniers jours. Pour des experts, les États-Unis sont donc tiraillés, pris en étau, entre morale et réalisme politique et peinent à articuler une diplomatie cohérente sur l’Égypte : comment combiner la promotion de la démocratie et des droits de l’homme et la protection de « leurs intérêts de sécurité nationale », c’est-à-dire ménager leur alliance avec un pays pivot de la stabilité au Moyen-Orient. D’un côté donc, l’administration Obama condamne la répression « lamentable » des manifestations pro-Morsi, réclame le retour de la démocratie et menace de geler son aide militaire et économique de 1,55 milliard de dollars par an. De l’autre, elle évite soigneusement de qualifier de « coup d’État » le renversement de M. Morsi, accepte de facto le nouveau régime installé par l’armée et s’interdit de parler de « guerre civile ». Le département d’État résume d’ailleurs parfaitement son dilemme. « Nous devons prendre des décisions fondées sur nos intérêts de sécurité nationale mais aussi sur nos valeurs et nos principes. (...) C’est un numéro d’équilibriste », explique la porte-parole adjointe du ministère, Marie Harf. De fait, aux yeux de Gregory Gause, professeur de sciences politiques à l’université du Vermont, le débat entre valeurs morales et intérêts stratégiques nationaux agite la diplomatie américaine depuis la présidence Jimmy Carter (1977-1981) qui avait érigé les droits de l’homme en pièce maîtresse de sa politique étrangère. « Il y a toujours eu cette tension. L’intérêt stratégique national à court terme l’a en général emporté sur la démocratie et les droits de l’homme. Nous y sommes en Égypte », pense l’expert. (Source : AFP)
La crise en Égypte met au jour le dilemme des États-Unis face au Caire, Washington étant écartelé entre son attachement aux valeurs démocratiques et sa volonté de préserver son alliance stratégique avec ce géant arabe. Soutiens pendant 35 ans des régimes autoritaires, pro-occidentaux et anti-islamistes d’Anouar Sadate et de Hosni Moubarak, les Américains sont dans l’embarras depuis la chute de Moubarak en février 2011 suivie au printemps 2012 par l’élection démocratique du président islamiste Mohammad Morsi avant sa destitution par l’armée le 3 juillet et le bain de sang des derniers jours.Pour des experts, les États-Unis sont donc tiraillés, pris en étau, entre morale et réalisme politique et peinent à articuler une diplomatie cohérente sur l’Égypte : comment combiner la promotion de la démocratie et...
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Si l'administration Obama "prenait des décisions" avec le moindre "fondement sur ses valeurs et ses principes", elle aurait fourni dès le début de la révolution syrienne les armes nécessaires à l'opposition pour qu'elle défende son peuple du génocide et qu'elle déloge la dictature nazie. D'autre part il y a lieu de se demander comment, en laissant ainsi sans armes ladite révolution à sa faiblesse et les jihadistes d'al-Qaeda s'implanter en Syrie, l'administration Obama sauvegarde "ses intérêts de sécurité nationale". Tout indique la plus grande sottise dans la passivité de cette administration
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Si l'administration Obama "prenait des décisions" avec le moindre "fondement sur ses valeurs et ses principes", elle aurait fourni dès le début de la révolution syrienne les armes nécessaires à l'opposition pour qu'elle défende son peuple du génocide et qu'elle déloge la dictature nazie. D'autre part il y a lieu de se demander comment, en laissant ainsi sans armes ladite révolution à sa faiblesse et les jihadistes d'al-Qaeda s'implanter en Syrie, l'administration Obama sauvegarde "ses intérêts de sécurité nationale". Tout indique la plus grande sottise dans la passivité de cette administration
Halim Abou Chacra
11 h 50, le 23 août 2013
OU QUAND ON SE BALANCE SUR UNE FINE CORDE AU DESSUS D'UN ABYSSE !
SAKR LOUBNAN
10 h 04, le 23 août 2013
.......et il l'emportera toujours. Tout le reste n'est que blablabla. Interet strategique national signifie protection d'Israel, et mainmise sur petrole. Droits de l'homme au Moyen Orient ? La blague du siècle. Meme les chiens ont plus de droits dans le monde dit civilise.
Si l'administration Obama "prenait des décisions" avec le moindre "fondement sur ses valeurs et ses principes", elle aurait fourni dès le début de la révolution syrienne les armes nécessaires à l'opposition pour qu'elle défende son peuple du génocide et qu'elle déloge la dictature nazie. D'autre part il y a lieu de se demander comment, en laissant ainsi sans armes ladite révolution à sa faiblesse et les jihadistes d'al-Qaeda s'implanter en Syrie, l'administration Obama sauvegarde "ses intérêts de sécurité nationale". Tout indique la plus grande sottise dans la passivité de cette administration
11 h 50, le 23 août 2013