Le nouveau ministre iranien des AE Mohammad Javad Zarif a réaffirmé ce week-end les « droits indéniables » de Téhéran en matière nucléaire. Behrouz Mehri/AFP
Mme Ashton, qui représente dans les négociations les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) plus l’Allemagne, a téléphoné à M. Zarif pour le féliciter de ses nouvelles fonctions et souligner « sa détermination et son engagement sans faille pour rechercher une solution diplomatique à la question du nucléaire iranien », selon son porte-parole. Elle a également insisté sur « la nécessité d’engager des négociations substantielles qui mèneront en souplesse à des résultats concrets », et convenu avec M. Zarif de se rencontrer bientôt, a précisé le porte-parole de Mme Ashton. Cette rencontre pourrait avoir lieu en marge de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.
Le président iranien Hassan Rohani, qui a pris ses fonctions début août, a déclaré la semaine dernière que l’Iran était prêt à des « négociations sérieuses sans perte de temps » avec les grandes puissances sans toutefois renoncer aux « droits indéniables » de Téhéran en matière nucléaire, notamment en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium, principale source d’inquiétude des Occidentaux et d’Israël.
L’Iran a par ailleurs indiqué durant le week-end posséder environ 18 000 centrifugeuses dont plus de 10 000 en activité, confirmant des chiffres donnés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Sur les 18 000 centrifugeuses, il y a environ 1 000 centrifugeuses de seconde génération, bien plus performantes. L’Iran affirme faire de l’enrichissement d’uranium à 5 % et à 20 % dans un but pacifique, en soulignant que l’enrichissement à 20 % est destiné à produire du combustible pour le réacteur de recherche et médical de Téhéran. Mais Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, et les Occidentaux accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique.
(Source : AFP)


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