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Économie - Télécoms

Ooredoo promet aux Birmans un réseau de téléphonie mobile « abordable » dès 2014

Le groupe qatari des télécoms Ooredoo, pionnier des licences de téléphonie mobile en Birmanie, s’est engagé hier à proposer ses services dès 2014, à un tarif « raisonnable », sur ce marché quasi vierge de la téléphonie mobile où Ooredoo investit 15 milliards de dollars.
« Les gens pourront utiliser les services d’Ooredoo l’année prochaine... Nous devons construire rapidement, non seulement dans les villes mais aussi en zone rurale », a expliqué, lors d’une conférence de presse à Rangoun, Ross Cormack, responsable d’Ooredoo (ex-QTel).
Après avoir remporté en juin avec le norvégien Telenor les deux premières licences 3G de téléphonie mobile, tout est en effet à construire pour le groupe qatari dans ce pays d’Asie du Sud-Est où moins de 10 % de la population a accès à la téléphonie. Jusqu’à peu, les cartes SIM y coûtaient 200 dollars. Elles devraient tomber à 1,5 dollar selon l’accord annoncé en juillet par les autorités birmanes.
« Nous ferons parvenir nos cartes SIM et tous nos services dans chaque village et échoppe de bord de route », a ajouté M. Cormack, sans souhaiter préciser cependant les tarifs prévus, qu’il s’est borné à qualifier d’« abordables ». Les services proposés iront des transferts d’argent aux prévisions météorologiques pour les agriculteurs.
Les deux licences font partie d’un plan qui vise à doter une large majorité des quelque 60 millions d’habitants du téléphone d’ici à 2016.
Jusqu’à présent, les seuls opérateurs étaient deux entreprises d’État, Myanmar Post and Telecommunication (MPT) et Yatanarpon, qui devront partager le marché avec les deux nouvelles venues dans un des pays les plus pauvres du monde qui a vécu un tourbillon de réformes depuis la dissolution de la junte en 2011.
Ooredoo et Telenor étaient soumis à une liste d’exigences de la part des autorités birmanes : lancement des services dans les neuf mois suivant la finalisation de la licence, fourniture d’un service de téléphonie mobile vocale sur 25 % du territoire dans les 12 mois et de 75 % dans les cinq ans.
Telenor a également prévu de lancer ses premières offres commerciales en 2014 en Birmanie, qui, émergeant d’un demi-siècle de dictature et de marchés attribués dans le plus grand secret, est étroitement surveillée par les investisseurs du monde entier.

©AFP
Le groupe qatari des télécoms Ooredoo, pionnier des licences de téléphonie mobile en Birmanie, s’est engagé hier à proposer ses services dès 2014, à un tarif « raisonnable », sur ce marché quasi vierge de la téléphonie mobile où Ooredoo investit 15 milliards de dollars.« Les gens pourront utiliser les services d’Ooredoo l’année prochaine... Nous devons construire rapidement, non seulement dans les villes mais aussi en zone rurale », a expliqué, lors d’une conférence de presse à Rangoun, Ross Cormack, responsable d’Ooredoo (ex-QTel).Après avoir remporté en juin avec le norvégien Telenor les deux premières licences 3G de téléphonie mobile, tout est en effet à construire pour le groupe qatari dans ce pays d’Asie du Sud-Est où moins de 10 % de la population a accès à la téléphonie. Jusqu’à...
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