Le pédophile espagnol gracié par erreur au Maroc est envoyé en prison
OLJ /
le 07 août 2013 à 00h00
La justice espagnole a envoyé hier en prison préventive le pédophile gracié par erreur au Maroc, en attendant de se prononcer sur son éventuelle extradition réclamée par le royaume. Daniel Galvan, un homme de 63 ans d’origine irakienne, au parcours sinueux qui l’a conduit dans différents pays d’Europe et du Moyen-Orient, avait été condamné en 2011 au Maroc à 30 ans de prison pour des viols sur onze mineurs âgés de 4 à 15 ans. Il a été arrêté lundi dans un hôtel de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, au terme d’un rocambolesque cafouillage. La mesure de clémence touchant M. Galvan avait créé le scandale dans le royaume, déclenchant des manifestations de colère populaire. Selon une source proche du dossier à Madrid, son nom figurait en fait sur une liste de 30 prisonniers dont le gouvernement espagnol avait demandé le transfert vers des prisons espagnoles, mais pas la grâce. Estimant qu’il « ne dispose pas en Espagne d’un minimum d’enracinement familial, social, économique ou professionnel », le juge a invoqué un « risque de fuite ». Cette affaire constitue pour la justice espagnole un cas de figure « assez étrange », a souligné une source judiciaire. En effet, la convention d’extradition entre l’Espagne et le Maroc prévoit qu’aucun de ces pays ne peut extrader ses ressortissants vers l’autre. L’annulation d’une grâce est de surcroît une situation atypique en Espagne, puisque dans ce pays le gouvernement ne peut décider d’une telle mesure. C’est sur ces différentes questions que devra se pencher dans les semaines qui viennent l’Audience nationale, avant qu’un collège de trois juges ne se prononce sur la demande marocaine. À mesure que montait le scandale, des informations ont filtré dans la presse, dépeignant un homme au passé trouble, identifié par certains comme un espion d’origine irakienne alors que lui-même se présentait comme un professeur d’université à la retraite.
La justice espagnole a envoyé hier en prison préventive le pédophile gracié par erreur au Maroc, en attendant de se prononcer sur son éventuelle extradition réclamée par le royaume. Daniel Galvan, un homme de 63 ans d’origine irakienne, au parcours sinueux qui l’a conduit dans différents pays d’Europe et du Moyen-Orient, avait été condamné en 2011 au Maroc à 30 ans de prison pour des viols sur onze mineurs âgés de 4 à 15 ans. Il a été arrêté lundi dans un hôtel de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, au terme d’un rocambolesque cafouillage.La mesure de clémence touchant M. Galvan avait créé le scandale dans le royaume, déclenchant des manifestations de colère populaire. Selon une source proche du dossier à Madrid, son nom figurait en fait sur une liste de 30 prisonniers dont le gouvernement espagnol...
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