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Moyen Orient et Monde - Iran

Rohani prêt à des « négociations sérieuses » sur le nucléaire

Tout en insistant sur le dialogue, le nouveau président refuse néanmoins de renoncer aux droits de son pays sur l’atome.

Le président Rohani s’adressant aux Iraniens lors de sa première conférence depuis sa prise de fonctions. Atta Kenare/AFP

Le président Hassan Rohani a déclaré hier que l’Iran était prêt à des négociations « sans perte de temps » avec les grandes puissances pour résoudre la crise du nucléaire.
Religieux modéré élu dès le premier tour de la présidentielle en juin, M. Rohani s’exprimait lors de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonctions samedi.
Israël et les pays occidentaux accusent Téhéran de chercher à fabriquer l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, en particulier l’enrichissement d’uranium ; ce que l’Iran a toujours démenti. Malgré plusieurs rounds de négociations, l’Iran et le groupe 5+1(États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) n’ont pas réussi à trouver une issue à la crise.
Toutefois, l’élection de M. Rohani, qui a succédé à Mahmoud Ahmadinejad, dont les années à la présidence furent marquées par de multiples tensions avec l’Occident, a créé un certain espoir pour relancer les négociations.
La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, en contact avec Téhéran au nom du groupe 5+1, a d’ailleurs écrit à M. Rohani « le peuple iranien vous a donné un mandat fort pour engager le dialogue et la coopération avec la communauté internationale afin de rechercher une solution rapide à ses sérieuses préoccupations sur les activités nucléaires de l’Iran », ajoutant souhaiter des « discussions significatives » sur le nucléaire.
Tout en insistant sur la volonté de Téhéran de reprendre les négociations, M. Rohani a souligné le refus de l’Iran de renoncer à ses « droits indéniables » en matière nucléaire, notamment l’enrichissement d’uranium. « Le gouvernement insiste sur les droits nucléaires conformes aux règles internationales. Nous ne céderons pas sur les droits de notre nation, mais nous sommes partisans d’un dialogue et d’une entente », a ajouté M. Rohani.
Le président iranien, qui a été chef des négociateurs sur le dossier nucléaire au début des années 2000 et avait accepté à l’époque la suspension de l’enrichissement d’uranium, s’est encore prononcé pour « des négociations gagnant-gagnant », précisant qu’il allait nommer une nouvelle « équipe de négociateurs ».

Un pays mal compris
Il a par ailleurs critiqué les dirigeants américains qui, selon lui, ont une « mauvaise compréhension » de l’Iran, ainsi que les nouvelles sanctions contre l’industrie pétrolière. « Malheureusement aux États-Unis, il y a des groupes de pression, des va-t-en guerre hostiles à un dialogue constructif, qui cherchent à assurer les intérêts d’un pays étranger (Israël) et y prennent leurs ordres », a-t-il indiqué.
Il faisait référence au vote récent par la Chambre des représentants d’une nouvelle loi qui vise à empêcher totalement les exportations pétrolières de l’Iran. Les nouvelles sanctions occidentales imposées depuis début 2012 ont réduit de moitié les exportations pétrolières de l’Iran, faisant passer les revenus pétroliers de 100 milliards de dollars à moins de 50 milliards.
Des sénateurs américains ont de surcroît appelé à un durcissement des sanctions. Ce à quoi M. Rohani a répondu que « l’objectif des sanctions (occidentales) était de faire pression sur la population et la vie quotidienne des gens » mais que les Iraniens ont montré « qu’ils résistaient face à ces sanctions ».
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a également dénoncé hier ces nouvelles sanctions unilatérales américaines qui visent à « asphyxier l’Iran sur les plans économique et financier (et qui) vont à l’encontre des intérêts fondamentaux de la communauté internationale, de l’objectif de garantir le régime de non-prolifération des armes nucléaires ».

(Source : AFP)
Le président Hassan Rohani a déclaré hier que l’Iran était prêt à des négociations « sans perte de temps » avec les grandes puissances pour résoudre la crise du nucléaire.Religieux modéré élu dès le premier tour de la présidentielle en juin, M. Rohani s’exprimait lors de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonctions samedi.Israël et les pays occidentaux accusent Téhéran de chercher à fabriquer l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, en particulier l’enrichissement d’uranium ; ce que l’Iran a toujours démenti. Malgré plusieurs rounds de négociations, l’Iran et le groupe 5+1(États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) n’ont pas réussi à trouver une issue à la crise.Toutefois, l’élection de M. Rohani, qui a succédé à Mahmoud...
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