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Liban

Sleiman : Les roquettes ne modifieront ni les constantes nationales ni les convictions

Le président remettant une médaille à l’ambassadeur des Pays-Bas qui termine bientôt sa mission au Liban.  Photo Dalati et Nohra

Au lendemain du tir de roquettes sur Baabda, qui a suivi son discours à l’occasion de la fête de l’Armée à Yarzé, le président de la République Michel Sleiman a fait valoir hier que « la multiplication de ces messages envoyés sous forme de roquettes, quel que soit le messager et quel que soit l’objectif visé, ne modifieront pas les constantes nationales ni les convictions exprimées avec liberté et honnêteté ». Et d’ajouter, dans un communiqué : « Ces convictions reflètent une croyance dans un intérêt national supérieur, qui vise à éviter au pays les répercussions de ce qui arrive autour de nous dans la région, et à garantir la stabilité et l’union des Libanais. Cela peut se faire par un retour à la déclaration de Baabda et par le renforcement de la solidarité nationale dans ces circonstances délicates. »
Le président a noté « l’importance, pour les Libanais, d’être conscients du danger que représentent ceux qui se sentent lésés par la stabilité sur la scène locale ». Il a demandé aux forces de sécurité d’intensifier leurs enquêtes afin de découvrir la vérité et de prendre les mesures qui s’imposent pour maîtriser la situation.

 

(Lire aussi: Hariri se lâche contre le Hezbollah : Plus jamais la formule « armée-peuple-résistance »)


Un communiqué de l’armée a précisé hier que l’une des deux roquettes de calibre 107 millimètres a explosé devant la villa Freiha près du club des officiers, et l’autre près de la villa Khachokji à Tallet Yarzé. Les deux explosions n’ont pas fait de victimes. Rappelons que ce tir de roquettes est le troisième de ce type en deux mois. Le 20 juin, une roquette Grad tirée au nord de Beyrouth a explosé sans faire de victimes. Le 26 mai, quatre personnes ont été blessées dans l’explosion de deux roquettes Grad dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le président a par ailleurs reçu hier le ministre de l’Industrie Vrej Sabounjian, l’ambassadeur du Liban auprès de l’Unesco Khalil Karam, le président de l’Inspection centrale, le juge Joseph Awad, une délégation du rassemblement « Moultazimoun » et l’ambassadeur des Pays-Bas.

Tirées à partir d’un camion ?
L’enquête sur le terrain se poursuivait hier, menée par l’armée, afin de localiser le lieu d’où ont été tirées les deux roquettes qui sont tombées jeudi soir à Baabda. Les recherches se sont particulièrement focalisées sur la forêt de Sarahmoun, à dix kilomètres de Beyrouth, a indiqué une source de sécurité à l’AFP, ajoutant que « c’est une forêt déserte et ça pourrait être n’importe qui ».
Selon les sources de la LBCI, les recherches dans la région de Souk el-Gharb n’ont révélé aucune trace de lance-roquettes. Ces mêmes sources estiment que les roquettes auraient été lancées à partir d’un camion par des individus qui auraient quitté l’endroit très rapidement. Par ailleurs, le site d’information nowlebanon a rapporté des propos qu’aurait tenus un expert militaire en privé, selon lesquels il aurait assuré que l’une des roquettes était clairement dirigée vers le bureau d’un grand responsable au palais de Baabda et qu’elle l’aurait atteint si elle avait poursuivi son chemin vers sa cible.
Le ministre sortant de l’Intérieur Marwan Charbel a confirmé que les roquettes tirées hier sur Baabda sont du même type que celles lancées précédemment depuis la localité de Ballouné contre les secteurs de Jamhour et de la banlieue sud. Il a assuré que la région d’où ont été tirées les roquettes n’a pas encore été déterminée, et que l’enquête se poursuit pour savoir si une troisième a été lancée ou pas. Il a estimé que nombre de parties possèdent des roquettes de ce type, ce qui élargit l’éventail des coupables potentiels.


Sur l’auteur de ces messages explosifs, les spéculations allaient bon train hier. Dans les milieux de la présidence de la République, on n’accusait personne, mais on trouvait ce message « clairement dirigé contre le palais présidentiel en vue de faire régner la confusion ». Ces mêmes milieux réaffirmaient que « dans son discours à l’occasion de la fête de l’Armée, le président Sleiman a plaidé pour l’accélération de la formation d’un gouvernement qui compterait dans ses rangs les forces du 8 Mars ». Ils insistaient sur « la fermeté de la position hostile à toutes les armes illégales au Liban, qu’elles soient libanaises, palestiniennes, islamistes ou chrétiennes ».
Pour sa part, interrogé sur les significations politiques de l’incident, le ministre Charbel a assuré que « le danger sécuritaire n’est pas aussi important qu’on le croie au Liban, il n’arrive pas au stade du chaos ». « Mais, a-t-il poursuivi, il existe un problème politique qu’il faut traiter. »

 

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Au lendemain du tir de roquettes sur Baabda, qui a suivi son discours à l’occasion de la fête de l’Armée à Yarzé, le président de la République Michel Sleiman a fait valoir hier que « la multiplication de ces messages envoyés sous forme de roquettes, quel que soit le messager et quel que soit l’objectif visé, ne modifieront pas les constantes nationales ni les convictions...
commentaires (2)

Oui, mais bon.... !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 28, le 03 août 2013

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Commentaires (2)

  • Oui, mais bon.... !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 28, le 03 août 2013

  • ENFIN ! AU LIBAN... UN VRAI PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ! UN VRAI LIBANAIS !

    SAKR LOUBNAN

    08 h 20, le 03 août 2013

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