Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - France

« C’est l’apologie du nazisme, et dans la bouche d’un maire, c’est tout à fait insupportable »

« Hitler n’en a peut-être pas tué assez » : la justice saisie après le dérapage d’un député sur les Tsiganes.
Le gouvernement français va saisir la justice pour « apologie de crime contre l’humanité » après les propos d’un député sur les Tsiganes, l’élu disant qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
La publication par Le Courrier de l’Ouest des propos de Gilles Bourdouleix, député-maire UDI (l’union des démocrates et indépendants) de Cholet, a provoqué de vives réactions. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé que ces propos devaient être « sanctionnés très lourdement par la justice », ajoutant que cette « apologie des crimes de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’apologie du nazisme, et dans la bouche d’un maire (...) c’est tout à fait insupportable ». Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé que les propos de Gilles Bourdouleix « ne sont pas dignes d’un élu de la République ». À la sortie d’une réunion avec les parlementaires socialistes, il a dit « espérer » que l’UDI « prendrait ses responsabilités, car c’est un comportement inadmissible ».
Jean-Christophe Lagarde, secrétaire général du parti en question, a précisé pour sa part que « la décision qui sera prise mercredi soir ne peut être que l’exclusion ».
Revenons sur les faits : Gilles Bourdouleix s’était déplacé dimanche sur un terrain occupé illégalement dans sa commune par une centaine de caravanes de gens du voyage, après avoir été contacté par une famille d’agriculteurs. Selon Le Courrier de l’Ouest, il a été accueilli par des Tziganes mimant le salut nazi et l’accusant de racisme. Sur le site Internet du journal, on y entend le député-maire lancer dans un brouhaha « la loi, elle s’applique ». Puis, un peu moins fort, alors que, selon le journal, les gens du voyage à qui il s’adressait avaient tourné les talons, il ajoute : « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez. » Interrogé par l’AFP après la diffusion de l’enregistrement, le député-maire a nié avoir tenu les propos rapportés par le journal, dénonçant des « propos manipulés ». Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme, envisagent des poursuites contre l’élu.
La loi qui oblige les communes de plus de 5 000 habitants à aménager des terrains pour les quelque 400 000 « gens du voyage » (forains, saisonniers, etc.), qui sont à 95 % des Français, est mal appliquée en France. À quelques mois des municipales de mars 2014, où on s’attend à une poussée de l’extrême droite, cette question restant très sensible dans plusieurs communes.
Le gouvernement français va saisir la justice pour « apologie de crime contre l’humanité » après les propos d’un député sur les Tsiganes, l’élu disant qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».La publication par Le Courrier de l’Ouest des propos de Gilles Bourdouleix, député-maire UDI (l’union des démocrates et indépendants) de Cholet, a provoqué de vives réactions. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé que ces propos devaient être « sanctionnés très lourdement par la justice », ajoutant que cette « apologie des crimes de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’apologie du nazisme, et dans la bouche d’un maire (...) c’est tout à fait insupportable ». Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé que les propos de Gilles Bourdouleix « ne sont pas dignes d’un élu...
commentaires (1)

Si ces propos ont vraiment été tenus, ils sont honteux et inacceptables. Mais cela soulève, pour moi un autre problème. Le qualificatif de "nazi" est, pire qu'une insulte, une accusation. Très bien! Mais pourquoi n'en est-il pas de même du mot "communiste"? Devant Lénine, Staline, Pol Pot et Mao Tsé Toung, Hitler n'était qu'un enfant de chœur!

Yves Prevost

07 h 06, le 24 juillet 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Si ces propos ont vraiment été tenus, ils sont honteux et inacceptables. Mais cela soulève, pour moi un autre problème. Le qualificatif de "nazi" est, pire qu'une insulte, une accusation. Très bien! Mais pourquoi n'en est-il pas de même du mot "communiste"? Devant Lénine, Staline, Pol Pot et Mao Tsé Toung, Hitler n'était qu'un enfant de chœur!

    Yves Prevost

    07 h 06, le 24 juillet 2013

Retour en haut