Le nouveau gouvernement égyptien compte trois femmes ainsi que trois coptes. Egyptian presidency/AFP
Une personnalité émerge de ce nouveau cabinet : le général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée et homme-clé dans le renversement le 3 juillet de M. Morsi, après des manifestations monstres réclamant son départ. Le général Sissi demeure non seulement ministre de la Défense mais hérite en plus d’un poste de vice-Premier ministre, au même titre que l’avocat d’affaires et économiste, Ziad Bahaa Eldin (ministre de la Coopération internationale), et l’universitaire Hossam Eissa (Enseignement supérieur).
Le Premier ministre Hazem Beblawi, un économiste de 76 ans, avait déjà été chargé le 9 juillet de former le cabinet par le président intérimaire choisi par l’armée, Adly Mansour. Le prix Nobel de la paix et figure de l’opposition, Mohammad el-Baradei, avait déjà prêté serment dimanche comme vice-président chargé des relations internationales.
Nabil Fahmy, un diplomate chevronné, ancien ambassadeur à Washington, prend quant à lui la tête des Affaires étrangères, tandis qu’Ahmad Galal, un ancien de la Banque mondiale, devient ministre des Finances.
Le nouveau gouvernement compte par ailleurs trois femmes ainsi que trois coptes.
« C’est plutôt un gouvernement de rassemblement » de toutes les composantes de l’opposition à M. Morsi, « et je pense qu’il y aura ensuite une tentative pour attirer quelques salafistes », souvent en rivalité avec les Frères musulmans, pour l’élargir au-delà des formations laïques, a déclaré à l’AFP Hassan Nafaa, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire.
La nouvelle équipe gouvernementale a immédiatement été rejetée par les Frères musulmans. « Nous ne reconnaissons pas sa légitimité ni son autorité », a réagi un porte-parole de la confrérie, Gehad el-Haddad.
Diffusée par la télévision d’État, la prestation de serment du cabinet devant le président intérimaire représente une étape supplémentaire dans la transition politique. Celle-ci doit mener à l’adoption d’une nouvelle Constitution, puis à des législatives d’ici à début 2014, avant la tenue d’une nouvelle présidentielle. Le nouveau gouvernement devra également faire face à une grave crise économique.
Hier matin, la présidence a exhorté toutes les forces politiques à participer à ses « efforts » de « réconciliation nationale ».
Mais les nouvelles autorités ont aussi récemment engagé des poursuites contre plusieurs hauts responsables de la confrérie, dont son guide suprême, Mohammad Badie. Les violences ont fait plus d’une centaine de morts depuis le 3 juillet. Dans la nuit de lundi à mardi, sept personnes ont ainsi été tuées et plus de 260 blessées en marge de nouvelles manifestations de plusieurs dizaines de milliers de partisans de Mohammad Morsi, qui occupent les abords de la mosquée Rabaa al-Adawiya, au Caire. Plus de 400 personnes ont été interpellées lors de ces affrontements, les premiers dans la capitale depuis ceux qui avaient fait 53 morts le 8 juillet devant la Garde républicaine.
Les États-Unis ont « fermement » condamné ces affrontements ainsi que les « incitations à la violence ». Washington considère que « la violence rend la transition bien plus difficile et menace davantage la stabilité et la prospérité de l’Égypte », selon un porte-parole du département d’État.
Les nouvelles autorités égyptiennes ont par ailleurs vivement réagi à des déclarations du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, exprimant leur « fort ressentiment ». « Il existe un fort ressentiment concernant les remarques répétées de responsables turcs au sujet de la situation intérieure en Égypte », a ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Badr Abdelatty. M. Erdogan avait déclaré que M. Morsi était le seul chef de l’État légitime en Égypte parce qu’il avait « été élu par le peuple ».
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
J'ai beaucoup aime la reponse de Al Sisi a burns , quand ce dernier parlair avec lui de l'aide yanky aux egyptiens :> Il n'y a qu'un moyen pour la revolution egyptienne , se debarasser de toute urgence de ces parasites sionises qui veulent tjrs donner l'impression qu'ils vous nourrissent alors qu'en fait ils vous sucent le sang , tels des vampires ..Le monde bouge de nouvelles puissances s'imposent .
15 h 09, le 17 juillet 2013