Les responsables du Hezbollah ont poursuivi hier leur campagne contre le courant du Futur suite au refus de celui-ci d’accepter la participation du Hezbollah au gouvernement. Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a ainsi estimé que « le droit du Hezbollah de participer au gouvernement est garanti par la Constitution qui, depuis Taëf, prône des gouvernements d’union nationale dans lesquels toutes les parties sont représentées ». M. Raad a ainsi affirmé que « le Hezbollah ne pose pas de conditions pour participer au gouvernement, au contraire, il cherche à faciliter cette formation, mais en même temps, il s’attache à son droit d’y participer, consacré par la Constitution ».
M. Raad a en outre ajouté que le Hezbollah a « la capacité de pardonner à ceux qui commettent des erreurs à son égard et s’en prennent à lui, mais il demande à ceux-là de réviser leurs positions et de revenir sur leurs paris perdants ». Selon lui, la sortie de crise au Liban ne peut se faire qu’en « tenant compte des réalités ». Il a rappelé que « la résistance n’a pas posé d’obstacles devant la nomination de Tammam Salam, puisqu’au contraire, elle l’a désigné et lui a donné sa confiance ». Il a enfin invité ceux qui misent encore sur « des changements en Syrie en faveur de certaines parties internationales aux dépens du peuple syrien à faire preuve de réalisme, les données sur le terrain étant, selon lui, en faveur de l’axe de la résistance ».
Le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah cheikh Nabil Kaouk a été plus virulent, affirmant que « la période actuelle, particulièrement délicate, exige une formation rapide du gouvernement ». Mais selon lui, « ceux qui entravent cette formation, c’est le courant du Futur en posant des conditions rédhibitoires, à la suite d’une décision étrangère de paralyser le pays ». Cheikh Kaouk a ajouté que « le courant du Futur n’a pas le poids suffisant pour imposer ses conditions et poser des veto à la participation de telle ou telle autre formation, en particulier le Hezbollah ». « Ils savent, a-t-il dit, que le fait de poser un tel veto dépasse leur rôle. Car la résistance n’acceptera pas que les États-Unis ou leurs instruments au Liban puissent l’encercler et réduire son rôle ». Il a ensuite dénoncé la campagne du courant du Futur contre l’armée, rappelant que « cette campagne a commencé au Nord, à Tripoli, puis s’est étendue à Ersal et Abra ». Il a ainsi fait assumer à ce courant toute goutte de sang versée par les soldats.


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Toujours le même cinéma pathétique en noir et blanc ...ces gens avec leurs milice hors la loi et l'exercice régulier du non-droit ...invoquent le droit et la constitution seulement quand cela les arrange....
17 h 17, le 16 juillet 2013