Des débris de wagons ayant fait partie de la locomotive accidentée se trouvaient encore hier à Lac-Mégantic. Mathieu Belanger/Reuters
Dans des déclarations à des médias locaux, le président de la compagnie The Montreal Maine and Atlantic Railway (MMA), Ed Burkhardt, a estimé que c’était l’intervention des sapeurs-pompiers d’un village voisin, moins de deux heures avant l’accident, qui aurait provoqué le drame. Les sapeurs-pompiers du village voisin de Nantes était intervenus vers 23h50 vendredi (03h50 samedi) pour éteindre un petit incendie sur l’une des cinq locomotives du convoi de 72 wagons-citernes. Ils auraient alors coupé l’alimentation de la locomotive, désactivant ainsi les freins à air de la locomotive, a déclaré
M. Burkhardt dans une interview au quotidien La Presse. Le train sans conducteur aurait ensuite dévalé la pente entre Nantes et Lac-Mégantic, déraillant et explosant dans cette petite ville touristique située à 250 km à l’est de Montréal, juste au nord de la frontière américaine. « Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé entre l’intervention des pompiers sur notre convoi et le moment où nous avons été informés que le moteur de la locomotive avait été éteint. De toute façon, lorsque nous l’avons su, il était trop tard. Le convoi aurait déjà atteint Lac-Mégantic, avant même que nous puissions envoyer quelqu’un rétablir les freins », a poursuivi M. Burkhardt. Ce dernier a fait ces déclarations avant son arrivée prévue à Lac-Mégantic, où le bilan provisoire de l’accident s’établissait toujours hier à « plus ou moins 50 disparus » dont 13 décès confirmés. L’intensité du brasier a été telle que certains bâtiments n’ont même plus de murs, et les policiers ont demandé aux proches des disparus de leur fournir « brosses à dents, brosses à cheveux, peignes, casquettes » qui pourraient contenir des échantillons d’ADN aidant à l’identification des dépouilles.
Le chef des sapeurs-pompiers de la municipalité de Nantes, Patrick Lambert, a réfuté ces accusations. « Quand on est arrivés, la locomotive fonctionnait. C’est nous qui l’avons arrêtée, par sécurité. C’est dans le protocole d’intervention de MMA, il faut couper le moteur », a-t-il affirmé. Il a rappelé que son équipe avait été appelée à intervenir à quatre reprises auprès de cette entreprise dans les huit dernières années. Les enquêteurs du Bureau canadien de la sécurité des transports, qui mènent l’enquête, devaient partager hier leurs premières constatations sur l’accident.
Asiana Airlines
et son instructeur
En ce qui concerne la catastrophe aérienne survenue à San Francisco samedi, Asiana Airlines s’employait hier à sauver sa réputation après avoir révélé que le capitaine du vol 214 Séoul-San Francisco ainsi que son instructeur sur Boeing 777 étaient tous deux nouveaux dans ces fonctions. Déterminée à défendre son équipage en attendant les conclusions de l’enquête sur l’accident qui a fait deux morts et 180 blessés, la compagnie sud-coréenne n’a de cesse qu’elle ne rappelle qu’elle suit scrupuleusement la réglementation internationale en matière de sécurité. L’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) a, elle aussi, mis en garde contre les conjectures sur les circonstances de l’accident alors qu’elle commence tout juste à interroger les quatre pilotes d’Asiana.
La compagnie a révélé hier que Lee Jung-min, chargé de former son collègue Lee Kang-kuk dont c’était le premier atterrissage à San Francisco sur ce genre d’appareils, venait d’obtenir sa licence. « Ce n’est pas anormal », a-t-elle aussitôt ajouté. « Tout instructeur connaît son premier jour en tant qu’instructeur », et celui-ci a des milliers d’heures de vol à son actif, dont 3 000 sur Boeing 777, selon elle. Les autorités sud-coréennes avaient auparavant confirmé que le capitaine de l’avion n’avait navigué que 43 heures sur un Boeing 777-200 – l’un des plus gros porteurs au monde. Asiana a cependant insisté sur le fait qu’il était rompu aux procédures d’atterrissage à l’aéroport de San Francisco pour y avoir posé des Boeing 747 entre 1999 et 2004.
Selon Deborah Hersman, présidente de la NTSB,
l’avion s’est approché de la piste d’atterrissage à une vitesse beaucoup trop lente. L’enregistrement des conversations a révélé que l’équipage avait tenté de remettre les gaz et demandé à la tour de contrôle l’autorisation d’éviter l’atterrissage et de reprendre de l’altitude – mais beaucoup trop tard. Mme Hersman a toutefois estimé qu’il était « trop tôt » dans l’enquête pour établir de façon formelle l’erreur de pilotage en excluant toute autre hypothèse.
(Source : AFP)


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Grand OUF de soulagement , c'était pas le hezb résistant. La faute aux pompiers ?? au Liban ils ont plus d'expérience avec les mises à feu des salafomachinchoettetruc !!
14 h 58, le 10 juillet 2013