Rechercher
Rechercher

Économie

Le gouvernement promet des investissements dans les transports et l’énergie

Le gouvernement britannique a détaillé hier un plan d’investissements dans les infrastructures de transport et d’énergie pour les années à venir, afin d’essayer d’encourager la croissance de l’économie malgré le plan d’austérité. « C’est un plan de long terme pour construire des infrastructures et dont la Grande-Bretagne peut être fière », a déclaré Danny Alexander, secrétaire d’État au Trésor libéral-démocrate, chargé de présenter aux députés le détail d’un plan de 100 milliards de livres (environ 118 milliards d’euros) de dépenses d’infrastructures.
Le gros de cette somme sera affecté aux transports, avec un total de 70 milliards de livres consacrés à l’amélioration des routes ou encore au rail à grande vitesse. Le gouvernement soutient ainsi une nouvelle fois le projet de ligne à grande vitesse HS2 entre Londres et le nord du pays, dont la facture s’est alourdie par rapport aux premières estimations. Le reste des investissements sera consacré à la construction d’écoles et de logement abordables, ou encore à de dispositifs de lutte contre les inondations. « Nous sommes prêts à engager la révolution énergétique dont notre pays a besoin », a encore assuré Danny Alexander.
Le gouvernement a aussi annoncé une garantie de plusieurs milliards de livres pour faire avancer le projet de nouvelle centrale nucléaire à Hinkley Point, dans l’ouest de l’Angleterre. Le groupe français EDF envisage d’y construire deux réacteurs de type EPR mais est toujours en discussions avec le gouvernement britannique sur l’accord devant garantir la rentabilité de ses projets nucléaires outre-Manche, préalable à une décision définitive d’investir.
Le Royaume-Uni s’est aussi une nouvelle fois montré désireux d’encourager l’exploration puis l’exploitation du gaz de schiste, dont les réserves dans le pays ont été radicalement revues à la hausse par une nouvelle étude. « Le gaz de schiste a un potentiel énorme pour le Royaume-Uni », a assuré M. Alexander. Le gouvernement avait donné en décembre son autorisation à la reprise de forages exploratoires par fracturation hydraulique tout en l’assortissant de nouveaux contrôles pour éviter les risques sismiques. Le groupe français Total s’était dit mercredi intéressé par les potentiels gisements de gaz de schiste au Royaume-Uni et a dit réfléchir à sa participation aux appels d’offres que Londres pourrait lancer pour leur exploitation.
Le patronat a réagi avec prudence à l’annonce de nouveaux investissements, attendant de juger sur pièces. « C’est le genre de plan audacieux et ambitieux que les entreprises voulaient depuis des années – mais l’époque des grandes annonces est révolue », a commenté Katja Hall, directrice politique de la confédération patronale CBI. « Le gouvernement doit désormais mettre en œuvre de toute urgence ses promesses ou il risque de voir le secteur privé encore plus frustré », a-t-elle ajouté.
Le gouvernement britannique avait confirmé mercredi son intention d’économiser 11,5 milliards de livres supplémentaires pour l’exercice budgétaire 2015-16, pour lutter contre le déficit, dans le cadre du plan d’austérité drastique qu’il met en œuvre actuellement.
Ces annonces interviennent alors que des statistiques officielles publiées hier ont donné une image contrastée de l’état de l’économie britannique. Le Royaume-Uni n’avait ainsi pas connu de récession fin 2011 et début 2012, comme cela avait été estimé précédemment. Mais la récession enregistrée juste après la crise financière a pour sa part été pire que ce qui avait été estimé, selon de nouvelles estimations de l’Office des statistiques nationales (ONS).
Le gouvernement britannique a détaillé hier un plan d’investissements dans les infrastructures de transport et d’énergie pour les années à venir, afin d’essayer d’encourager la croissance de l’économie malgré le plan d’austérité. « C’est un plan de long terme pour construire des infrastructures et dont la Grande-Bretagne peut être fière », a déclaré Danny Alexander, secrétaire d’État au Trésor libéral-démocrate, chargé de présenter aux députés le détail d’un plan de 100 milliards de livres (environ 118 milliards d’euros) de dépenses d’infrastructures.Le gros de cette somme sera affecté aux transports, avec un total de 70 milliards de livres consacrés à l’amélioration des routes ou encore au rail à grande vitesse. Le gouvernement soutient ainsi une nouvelle fois le projet de ligne...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut