Ce message, nous l’adressons à nos économistes, nos banquiers, nos chefs d’entreprise et nos politiciens. Savez-vous que chaque jour qui passe, de nouvelles traites de trente millions de dollars sont signées en faveur des créanciers de la nation ? Plus simplement exprimé, chaque jour, quand le soleil se couche, nous nous enfonçons de trente millions de dollars supplémentaires dans un océan de dettes. Cela veut aussi dire que quand l’heure sonnera pour extraire notre premier baril de pétrole et notre premier pied cube de gaz, cette dette se sera élevée à 171 milliards de dollars. Combien de pétrole et combien de gaz nous faudra-t-il extraire pour rembourser cette dette pharamineuse ? Mais, au fond, pourquoi suis-je surpris que pas un de vous n’ait réagi et lancé un cri d’alarme ? Et là, je m’adresse tout particulièrement à nos économistes, nos banquiers, nos chefs d’entreprise et nos politiciens. Où étiez-vous durant les dix années qui suivirent la fin de la guerre civile dans notre pays ? Pourquoi n’avez-vous pas songé à protester quand les 7 milliards du coût de la reconstruction se sont transformés, en moins de dix ans, en une dette de 22 milliards de dollars ? Et, de nouveau, où étiez-vous durant la décennie suivante quand cette dette, par suite de l’effet boule de neige des intérêts, a triplé pour atteindre à présent la somme vertigineuse de 60 milliards de dollars ? Quelqu’un parmi vous a-t-il protesté et exigé la démission des politiciens responsables de cet état de choses ? Personne ne l’a fait à ma connaissance. Pourquoi, alors, votre passivité présente devrait-elle me surprendre ? « Mais je n’ai a absolument rien à voir avec cela, répondriez-vous. Tout le monde est corrompu au Liban. Comment voulez-vous qu’un seul individu puisse changer quelque chose à la situation ? En tous les cas, les revenus du pétrole et du gaz vont bientôt couler abondamment et nous permettront de repayer cette dette. Pourquoi voulez-vous que nous nous cassions la tête à présent ? » Laissez-moi, messieurs, vous dire pourquoi. C’est exactement ce genre d’attitude qui risque éventuellement de détruire le Liban. Aucune nation au monde ne peut espérer survivre si ses citoyens adoptent une telle attitude. C’est ce refus de lutter contre le « fait accompli » qui risque de sonner le glas de notre pays. Réveillez-vous donc, citoyens, et adressez-vous à vos dirigeants et à vos experts. Réveillez-les et convainquez-les de rechercher les solutions adéquates à nos problèmes. Mais surtout, n’oubliez pas d’insister avec eux pour qu’ils vous tiennent au courant des résultats auxquels ils auraient abouti.
Ce message, nous l’adressons à nos économistes, nos banquiers, nos chefs d’entreprise et nos politiciens. Savez-vous que chaque jour qui passe, de nouvelles traites de trente millions de dollars sont signées en faveur des créanciers de la nation ? Plus simplement exprimé, chaque jour, quand le soleil se couche, nous nous enfonçons de trente millions de dollars supplémentaires dans un océan de dettes. Cela veut aussi dire que quand l’heure sonnera pour extraire notre premier baril de pétrole et notre premier pied cube de gaz, cette dette se sera élevée à 171 milliards de dollars. Combien de pétrole et combien de gaz nous faudra-t-il extraire pour rembourser cette dette pharamineuse ? Mais, au fond, pourquoi suis-je surpris que pas un de vous n’ait réagi et lancé un cri d’alarme ? Et là, je m’adresse tout...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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