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Économie - France

À la conférence sociale, Hollande appelle à combattre « le doute et la défiance »

Le président maintient sa priorité à l’emploi et ouvre le débat sur les retraites qui s’annonce déjà houleux.

François Hollande a promis : « Le sérieux budgétaire ne sera pas en France l’austérité. » Philippe Wojazer/AFP

François Hollande a lancé hier un appel à combattre « le doute, la défiance et le désarroi » en maintenant sa priorité à l’emploi et ouvrant le débat sur les retraites qui s’annonce déjà houleux, lors de la 2e conférence sociale du quinquennat.
Avant son discours en séance plénière à la mi-journée, le président, entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de plusieurs ministres – notamment ceux de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Économie –, avait réuni autour de la table les leaders des organisations syndicales et patronales pour évoquer durant trois heures les moyens de relancer la croissance.
Ensuite, devant l’ensemble des participants, M. Hollande a estimé qu’au-delà de la crise, il y a « un mal plus profond, qui est la défiance, le doute et le désarroi », à combattre au moment où l’impatience grandit face à la montée inexorable du chômage et à la baisse du pouvoir d’achat.
En réponse aux syndicats qui accusent la politique d’austérité imposée par Bruxelles de conduire à la récession, M. Hollande a promis : « Le sérieux budgétaire ne sera pas en France l’austérité. »
Mais les chefs de file des syndicats contestataires n’ont pas été convaincus. Le leader de la CGT, Thierry Lepaon, a regretté que le président n’ait « même pas évoqué la question des salaires ». Il a prévenu le président : « Les injonctions de Bruxelles ouvrent la porte à des postures nationalistes dangereuses », en allusion aux succès électoraux du Front national.
Pour François Hollande, l’emploi reste la priorité absolue. « Si je devais retenir un seul enjeu, c’est celui de l’emploi », a-t-il dit, en réitérant son engagement d’une inversion de la courbe du chômage en fin d’année. Il a annoncé un plan d’action pour pourvoir les emplois sans candidat par une formation rapide des demandeurs d’emploi.
« Nous souhaitons très clairement qu’à la sortie de cette conférence, il y ait des annonces sur l’emploi, et notamment pour aider les chômeurs à retrouver un emploi beaucoup plus rapidement », a affirmé le numéro un de la CFDT, Laurent Berger.
Mais c’est sur le dossier épineux des retraites que le débat a été « tendu, clivé » lors de la rencontre avec François Hollande, indique le président de la CFTC, Philippe Louis.
Pour le président de la République, l’allongement de la durée de cotisation reste « la mesure la plus juste, à condition qu’elle soit appliquée à tous » et en tenant compte de la pénibilité.
Or, les syndicats, CGT et FO en tête, rechignent à une telle mesure : « C’est un désaccord de fond, je lui ai dit », a affirmé le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly. « Nous n’avons pas envie que les jeunes générations travaillent jusqu’à 70 ans. »
Le patronat, lui, est offensif sur le sujet et réclame un report de l’âge légal du départ à la retraite. Laurence Parisot, présidente sortante du Medef, a jugé François Hollande « très prudent sur la question de l’âge et de l’allongement de la durée de cotisation ». Or, a-t-elle dit, « c’est un leurre, et je pèse mes mots ».
Pour François Hollande, c’est par le dialogue social que l’on parviendra à redresser le pays : « La réforme par le dialogue a montré sa pertinence », a-t-il dit, appelant patronat et syndicats à avoir « cette conviction ». Et il a cité Jacques Delors disant : « Dans les grands-messes, il faut avoir la foi. »
« Mais, moi, lors des grands-messes, je n’aime pas les communions ! » a lancé M. Mailly, qui avait vu dans cette rencontre une « scénarisation ».
Agréant à une demande syndicale, M. Hollande a annoncé l’ouverture d’une discussion tripartite sur « le financement de la démocratie sociale ».
La conférence devait se poursuivre avec six tables rondes, axées notamment sur l’emploi et les retraites. M. Ayrault doit annoncer cet après-midi la feuille de route sociale de l’année à venir.
À l’extérieur du palais d’Iéna, une vingtaine de chômeurs, vêtus de T-shirts à l’effigie de la « marche des chômeurs » qui traverse actuellement la France, ont réclamé pour la deuxième année consécutive de participer à la conférence, avant d’être éloignés par la police.
(Source : AFP)
François Hollande a lancé hier un appel à combattre « le doute, la défiance et le désarroi » en maintenant sa priorité à l’emploi et ouvrant le débat sur les retraites qui s’annonce déjà houleux, lors de la 2e conférence sociale du quinquennat.Avant son discours en séance plénière à la mi-journée, le président, entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de plusieurs ministres – notamment ceux de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Économie –, avait réuni autour de la table les leaders des organisations syndicales et patronales pour évoquer durant trois heures les moyens de relancer la croissance.Ensuite, devant l’ensemble des participants, M. Hollande a estimé qu’au-delà de la crise, il y a « un mal plus profond, qui est la défiance, le doute et le désarroi », à combattre au...
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DE QUI ENVERS QUI ? SPÉCIFIEZ SVP !

SAKR LOUBNAN

18 h 02, le 21 juin 2013

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Commentaires (2)

  • DE QUI ENVERS QUI ? SPÉCIFIEZ SVP !

    SAKR LOUBNAN

    18 h 02, le 21 juin 2013

  • Rigolo,GO,fonctionnaro...

    GEDEON Christian

    14 h 56, le 21 juin 2013

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