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Économie

L’industrie pourra-t-elle sauver l’économie nationale ?

« Nous sommes la dernière ligne de défense contre l’effondrement de l’économie. Nous l’avons toujours été au cours de l’histoire et nous le resterons dans l’avenir. » C’est en ces termes que s’exprimait le président de l’Association des industriels libanais (AIL), Neemat Frem, au cours de la « Journée de l’industrie ». Celle-ci, célébrée lundi soir pour les 16 ans de la création d’un ministère de l’Industrie indépendant, avait pour objectif de récompenser des industriels reconnus pour leurs entreprises innovantes et productives.
« L’histoire de l’industrie libanaise remonte très loin et certaines entreprises fondées dans les années vingt continuent aujourd’hui de prospérer », a souligné le ministre de l’Industrie, Vrej Sabounjian. Selon lui, le secteur a cependant encore beaucoup de progrès à réaliser, « car la concurrence est rude et les changements politico-économiques dans la région sont porteurs de nombreux défis ». « Les industriels libanais doivent prendre des initiatives courageuses et se lancer à l’assaut des marchés voisins en augmentant le volume de leurs investissements et en créant des regroupements entre eux », a poursuivi le ministre de l’Industrie.
Pour y arriver, M.
Sabounjian propose de renforcer la relation entre son ministère et les industriels à travers davantage de législations, la création d’un partenariat public-privé fort, ou encore en protégeant le secteur de la concurrence déloyale. « Le Liban est le plus petit pays de la région en termes de surface et de population, et il est hors de question de signer des accords de libre-échange qui soient à son désavantage », a-t-il ajouté.
Le président des organismes économiques, Adnane Kassar, était également présent à l’événement et a appelé à « la mise en place de mesures rapides et efficaces pour développer un secteur qui n’a eu de cesse de traverser des crises au cours des quatre dernières décennies ». M. Kassar a ainsi prôné davantage d’incitations fiscales pour les investisseurs, ainsi qu’un soutien financier aux travaux de recherche dans les industries productives et respectueuses de l’environnement.
M. Frem a de son côté indiqué que la production industrielle locale allait atteindre 11 milliards de dollars, comme l’année précédente. « Nous exportons 4 milliards de dollars et le reste revient à la consommation nationale », a-t-il ajouté. Des chiffres qui pourraient se décupler, ont répété les participants, si... toutes leurs recommandations étaient suivies.
« Nous sommes la dernière ligne de défense contre l’effondrement de l’économie. Nous l’avons toujours été au cours de l’histoire et nous le resterons dans l’avenir. » C’est en ces termes que s’exprimait le président de l’Association des industriels libanais (AIL), Neemat Frem, au cours de la « Journée de l’industrie ». Celle-ci, célébrée lundi soir pour les 16 ans de la création d’un ministère de l’Industrie indépendant, avait pour objectif de récompenser des industriels reconnus pour leurs entreprises innovantes et productives.« L’histoire de l’industrie libanaise remonte très loin et certaines entreprises fondées dans les années vingt continuent aujourd’hui de prospérer », a souligné le ministre de l’Industrie, Vrej Sabounjian. Selon lui, le secteur a cependant encore...
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