« L’histoire de l’industrie libanaise remonte très loin et certaines entreprises fondées dans les années vingt continuent aujourd’hui de prospérer », a souligné le ministre de l’Industrie, Vrej Sabounjian. Selon lui, le secteur a cependant encore beaucoup de progrès à réaliser, « car la concurrence est rude et les changements politico-économiques dans la région sont porteurs de nombreux défis ». « Les industriels libanais doivent prendre des initiatives courageuses et se lancer à l’assaut des marchés voisins en augmentant le volume de leurs investissements et en créant des regroupements entre eux », a poursuivi le ministre de l’Industrie.
Pour y arriver, M.
Sabounjian propose de renforcer la relation entre son ministère et les industriels à travers davantage de législations, la création d’un partenariat public-privé fort, ou encore en protégeant le secteur de la concurrence déloyale. « Le Liban est le plus petit pays de la région en termes de surface et de population, et il est hors de question de signer des accords de libre-échange qui soient à son désavantage », a-t-il ajouté.
Le président des organismes économiques, Adnane Kassar, était également présent à l’événement et a appelé à « la mise en place de mesures rapides et efficaces pour développer un secteur qui n’a eu de cesse de traverser des crises au cours des quatre dernières décennies ». M. Kassar a ainsi prôné davantage d’incitations fiscales pour les investisseurs, ainsi qu’un soutien financier aux travaux de recherche dans les industries productives et respectueuses de l’environnement.
M. Frem a de son côté indiqué que la production industrielle locale allait atteindre 11 milliards de dollars, comme l’année précédente. « Nous exportons 4 milliards de dollars et le reste revient à la consommation nationale », a-t-il ajouté. Des chiffres qui pourraient se décupler, ont répété les participants, si... toutes leurs recommandations étaient suivies.


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