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Liban

Place des Martyrs, Libanais et Syriens contre la guerre du Hezbollah en Syrie

Rassemblement, le 9 juin dans le centre-ville de Beyrouth, contre l'engagement du Hezbollah dans le conflit syrien. AFP/ANWAR AMRO

Parallèlement à l’incident tragique devant l’ambassade d’Iran, une centaine de personnes se sont rassemblées hier sur la place des Martyrs dans le centre-ville de Beyrouth avec pour slogan « Les Libanais avec la liberté et la dignité du peuple syrien, contre la participation du Hezbollah aux combats en Syrie ».
« Le Hezbollah doit se retirer de Syrie. Ce qu’il fait, aucun mouvement armé libanais ne l’a jamais fait, c’est-à-dire participer à une guerre dans un autre pays », a affirmé Charles Jabbour, journaliste et coorganisateur du sit-in.
« Le Liban n’a jamais été aussi fragile, ils sont en train de transférer la guerre de Syrie dans le pays. L’armée libanaise doit se déployer à la frontière pour empêcher le Hezbollah d’entrer en Syrie », a-t-il ajouté.
De son côté, le journaliste Saleh al-Machnouk a réitéré le refus de la participation du Hezbollah aux combats en Syrie, « où ce parti libanais représente l’Iran ». Insistant sur « l’inéluctabilité de la victoire de la révolution syrienne », il a estimé que « les sunnites du Liban sont les partisans du Liban d’abord, c’est-à-dire les sunnites qui adhèrent aux thèses de sayyed Ali al-Amine et de l’imam cheikh Mohammad Mahdi Chamseddine ». Était également présent à la manifestation le député du Akkar Khaled Zahraman.


La foule a scandé « Bachar, dégage ! » et observé une minute de silence en hommage aux dizaines de milliers de tués Syrie, dont le nombre s’élève à plus de 94 000 selon une ONG. « Pourquoi tuent-ils des Syriens ? Ils doivent revenir au Liban pour redevenir des résistants » contre Israël, affirme Mohammad, venu de Tripoli.
Des réfugiés syriens, qui participaient également à la manifestation, ont exprimé leur colère contre le Hezbollah.
« L’armée syrienne et le Hezbollah n’arrêtent pas d’accuser la révolution d’attirer des jihadistes de l’étranger, mais qu’en est-il du Hezbollah? Ils viennent d’un autre pays combattre en Syrie », a lancé un Syrien de Qousseir, arrivé il y a deux mois au Liban.
« Nous ne voulons pas qu’une guerre confessionnelle (entre sunnites et chiites) éclate ici en raison de la présence du Hezbollah à Qousseir », affirme de son côté Khaled Nasra, 25 ans et originaire de la ville syrienne d’Alep.

 

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Parallèlement à l’incident tragique devant l’ambassade d’Iran, une centaine de personnes se sont rassemblées hier sur la place des Martyrs dans le centre-ville de Beyrouth avec pour slogan « Les Libanais avec la liberté et la dignité du peuple syrien, contre la participation du Hezbollah aux combats en Syrie ». « Le Hezbollah doit se retirer de Syrie. Ce qu’il fait, aucun mouvement armé libanais ne l’a jamais fait, c’est-à-dire participer à une guerre dans un autre pays », a affirmé Charles Jabbour, journaliste et coorganisateur du sit-in.« Le Liban n’a jamais été aussi fragile, ils sont en train de transférer la guerre de Syrie dans le pays. L’armée libanaise doit se déployer à la frontière pour empêcher le Hezbollah d’entrer en Syrie », a-t-il ajouté. De son côté, le journaliste Saleh...
commentaires (4)

« L’armée syrienne et le Hezbollah n’arrêtent pas d’accuser la révolution d’attirer des jihadistes de l’étranger, mais qu’en est-il du Hezbollah? Ils viennent d’un autre pays combattre en Syrie », a lancé un Syrien de Qousseir, arrivé il y a deux mois au Liban. Ce sont les paroles d’un syrien de Qousseir. Deux questions me viennent à l’esprit : 1. Qui a commencé à rentrer en Syrie se battre contre le régime, du côté du nord Liban ? Et qui a perdu au moins 16 jeunes gens sunnites ? Qui les a encouragé à y aller ? 2. Les syriens ont-ils oublié leurs interventions dans la vie de chaque libanais durant 30 ans? S’ils se sont donnés ce droit, il fallait s’attendre au retour du boomerang, de n’importe quel côté que ce soit.

Abdalla, Mariama

15 h 54, le 10 juin 2013

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Commentaires (4)

  • « L’armée syrienne et le Hezbollah n’arrêtent pas d’accuser la révolution d’attirer des jihadistes de l’étranger, mais qu’en est-il du Hezbollah? Ils viennent d’un autre pays combattre en Syrie », a lancé un Syrien de Qousseir, arrivé il y a deux mois au Liban. Ce sont les paroles d’un syrien de Qousseir. Deux questions me viennent à l’esprit : 1. Qui a commencé à rentrer en Syrie se battre contre le régime, du côté du nord Liban ? Et qui a perdu au moins 16 jeunes gens sunnites ? Qui les a encouragé à y aller ? 2. Les syriens ont-ils oublié leurs interventions dans la vie de chaque libanais durant 30 ans? S’ils se sont donnés ce droit, il fallait s’attendre au retour du boomerang, de n’importe quel côté que ce soit.

    Abdalla, Mariama

    15 h 54, le 10 juin 2013

  • C'est bon , on s'est défoulé ?? yalla on rentre tranquillement à la maison et on laisse les spécialistes bosser.Entre nous même moi, qui suis contre ce genre de manif je suis déçu du nombre, une centaine pour l'enjeu que c'est ?? nul.

    Jaber Kamel

    10 h 52, le 10 juin 2013

  • C’est en effet l’hypocrisie du siècle : Une milice islamiste chiite déclare le jihad (en ces termes exacts) et va combattre des sunnites d’un autre pays qui, eux, ne les avaient pas attaqués… Ensuite, c’est le combattant sunnite qu’on taxe de Takfirisme et de fanatisme religieux alors que le jihadiste du Hezb qui a traversé la frontière pour l’attaquer est en fait un résistant et le dernier rempart face au danger du fanatisme. Et il se trouve encore des hypocrites pour défendre cette thèse et des imbéciles pour la gober.

    Jack Hakim

    10 h 26, le 10 juin 2013

  • Tout ça pour ça.... only 100 ?! "Efficace", cette épée de l'Anthracite au-dessus des têtes.... !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    07 h 16, le 10 juin 2013

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