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Nos lecteurs ont la parole

Une « principauté » au sein de l’État

Par Émile SFEIR
C’est une région territoriale qui a sa propre autonomie, habitée par un peuple homogène de par sa culture, sa religion et son appartenance politique. Elle jouit d’une administration privée dans tous les domaines, notamment la politique, les finances, les services judiciaires et médicaux, les organisations humanitaires. Elle est dotée d’une armée bien entraînée et bien équipée, elle jouit d’une infrastructure moderne et d’un atout commercial haut de gamme et bon marché ; les supermarchés, les boutiques des grandes marques, les restaurants, les cafés-trottoirs, les petites et moyennes industries, etc, envahissent de plus en plus les coins et recoins de cette agglomération vivante.
Mais la sécurité intérieure est contrôlée au gré des affinités politiques ; les fauteurs de troubles trouvent facilement asile et protection ; les sentences des tribunaux nationaux ou internationaux ou des services de renseignements et de Sécurité de l’État ne sont appliquées qu’au compte-gouttes.La fermeture des routes et des autoroutes, l’occupation des places publiques et des quartiers résidentiels, les constructions illicites érigées sur les biens-fonds des autres, la construction de réseaux privés de communication, d’écoute et de surveillance, l’établissement en haute montagne de postes de contrôle et de lance-missiles et bien d’autres infractions sanctionnées par les lois en vigueur restent toutes lettre morte dans cette région, sans aucune suite pénale, mais avec beaucoup de « ni vu ni entendu » de la part des autorités compétentes.
Devant ce tableau d’une portion du territoire national qui ne se considère plus pratiquement rattachée à la République, qui ne veut plus se soumettre à sa souveraineté mais obéit aux desiderata des autres, qui s’habilite à dénier toute appartenance autre que la sienne, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si cette région est une principauté autonome qui se crée autour de nous, la principauté de Hezbollah avec à sa tête un prince, sayyed Hassan, qui se comporte comme autrefois Louis XIV quand il disait : l’État, c’est moi.
Ce prince issu d’une communauté fondamentalement libanaise, ayant une intelligence et un charisme à nul autre pareils, n’est-il pas en pouvoir de mesurer les risques immenses qu’il fait courir au Liban ? En allant prêter main-forte au régime d’Assad (à l’encontre de la politique de distanciation adoptée par son propre gouvernement), ne risque-t-il pas de déstabiliser le Liban, de saper sa souveraineté, de nuire à sa croissance et d’étouffer son épanouissement ? Lui, en qui les Libanais ont placé leur confiance quand il voulait libérer le Liban, comment peut-il leur expliquer que sa Résistance aille entreprendre la libération de la Palestine, de protéger le pétrole et le gaz (qui sont encore sous les mers) et de vouloir ouvrir un front de résistance unique qui va des plateaux de Kfarchouba et de Chebaa jusqu’au plateau du Golan ?
Comment peut-il évoquer les préparatifs de guerre d’Israël et procéder à des exercices et des manœuvres militaires d’envergure durant six années consécutives, si ce n’est pour prouver aux Libanais que seule la Résistance, et non l’État, peut faire face à la puissance d’Israël et de ce fait légitimer ses armes et faire ainsi fi des doléances de tous ceux des Libanais qui demandent que ces armes soient remises à l’armée ?
Comment peut-il se justifier devant l’opinion publique en croyant pouvoir détruire Israël avec ses missiles tout en sachant pertinemment qu’Israël, avec sa puissance, va riposter sauvagement, occuper le Sud et détruire tout le Liban ?
Comment peut-il affronter les larmes des mères, des épouses et des enfants de ces vaillants combattants qui meurent sur une terre qui n’est pas la leur et qui se sacrifient pour une cause qui, si elle réussit, ne fait pas leur bonheur mais le bonheur des autres ?
De grâce, sayyed Hassan, faites taire tous ceux qui vous critiquent et accomplissez donc un acte de bravoure et d’héroïsme, que tous les Libanais n’oublieront jamais, en ramenant votre « principauté » dans le giron de l’État Libanais.

Émile SFEIR
Ingénieur
C’est une région territoriale qui a sa propre autonomie, habitée par un peuple homogène de par sa culture, sa religion et son appartenance politique. Elle jouit d’une administration privée dans tous les domaines, notamment la politique, les finances, les services judiciaires et médicaux, les organisations humanitaires. Elle est dotée d’une armée bien entraînée et bien équipée, elle jouit d’une infrastructure moderne et d’un atout commercial haut de gamme et bon marché ; les supermarchés, les boutiques des grandes marques, les restaurants, les cafés-trottoirs, les petites et moyennes industries, etc, envahissent de plus en plus les coins et recoins de cette agglomération vivante. Mais la sécurité intérieure est contrôlée au gré des affinités politiques ; les fauteurs de troubles trouvent facilement asile et...
commentaires (1)

Fatiguez vous donc pas. Hassan Nasrallah ne contrôle rien. C'est une marionnette aux mains des Pasdarans Iraniens et il ne peut que suivre les instructions de "His master's voice" sinon couic....!!! Comme d'ailleurs tous les autres pauvres 14 Marsistes qui avaient un peu trop mit la pression qui les a conduit directement a ... ... ... la mort! Le cancer c'est généralisé et seule une opération d'importance nous en débarrassera. Nous avions espéré en des élections qui joueront le rôle de chirurgien mais les médecins locaux préfère attendre plus de dommages avant d’opérer. Allez vous en savoir pourquoi!

Pierre Hadjigeorgiou

12 h 51, le 03 juin 2013

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Commentaires (1)

  • Fatiguez vous donc pas. Hassan Nasrallah ne contrôle rien. C'est une marionnette aux mains des Pasdarans Iraniens et il ne peut que suivre les instructions de "His master's voice" sinon couic....!!! Comme d'ailleurs tous les autres pauvres 14 Marsistes qui avaient un peu trop mit la pression qui les a conduit directement a ... ... ... la mort! Le cancer c'est généralisé et seule une opération d'importance nous en débarrassera. Nous avions espéré en des élections qui joueront le rôle de chirurgien mais les médecins locaux préfère attendre plus de dommages avant d’opérer. Allez vous en savoir pourquoi!

    Pierre Hadjigeorgiou

    12 h 51, le 03 juin 2013

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