Les incidents ont repris en début d’après-midi, a indiqué Ye Htut, porte-parole du président Thein Sein, sur sa page Facebook, précisant que les forces de l’ordre avaient dû tirer en l’air pour disperser les émeutiers. Un homme a été « taillé en pièces », a-t-il ajouté.
Une équipe de l’AFP a vu brûler des maisons en toute fin de journée à Lashio, capitale de l’État shan, dans le dernier épisode en date de tensions communautaires qui inquiètent la communauté internationale et fragilisent le gouvernement réformateur en place depuis 2011. Les émeutes ont éclaté mardi en fin de journée. Un musulman de 48 ans a été arrêté après avoir grièvement brûlé une bouddhiste de 24 ans qui vendait de l’essence. Des moines en robe et des habitants ont ensuite réclamé à la police – en vain – qu’elle lui livre l’agresseur présumé.
Des bâtiments, dont des magasins, la mosquée et l’orphelinat, ont été incendiés. Le couvre-feu a été imposé et les autorités ont rapidement affirmé qu’elles contrôlaient la situation grâce à l’intervention de l’armée aux côtés de la police.
La femme incendiée a été admise à l’hôpital. Ses jours n’étaient pas en danger, selon les médias d’État.
De tels événements « ne devraient pas survenir dans une société démocratique telle que celle que nous essayons de bâtir, a déclaré Ye Htut. Je voudrais demander à tout le monde (...) de ne pas reproduire ce qui s’est passé à Lashio et dans d’autres régions. »
Le pays est en proie à des tensions islamophobes de plus en plus graves au fur et à mesure que les réformes politiques libèrent la société d’un demi-siècle de dictature militaire.
En 2012, dans l’Ouest, des affrontements entre bouddhistes de l’ethnie rakhine et musulmans de la minorité apatride des Rohingyas avaient fait environ 200 morts et provoqué le déplacement de 140 000 personnes. En mars dernier, 44 personnes avaient été tuées et des quartiers entiers brûlés dans la ville de Meiktila (centre), après un banal esclandre entre des clients et un commerçant dans un marché. Des mosquées de plusieurs villes au nord de Rangoun avaient été ensuite détruites tandis que des moines bouddhistes multipliaient les discours extrémistes.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Bizarre qu'au moment où la Birmanie s'ouvre à l'occident , les rancunes sectaires se réveillent, la crainte serait que comme en Bosnie on voit des interventions comme celles des fl aidant les croates à tuer des serbes, ici les fl aideraient les salafowahaboetc...avec qui ils sont alliés, vu qu'ils n'auraient aucun problème à voir un état ikhwan au Liban, dixit Geagix..
14 h 43, le 30 mai 2013