Il s’agit de la deuxième attaque hier en Afghanistan. Dans la nuit, six insurgés et un policier ont été tués dans une attaque très symbolique contre le siège du gouverneur de la province du Panchir à Bazarak, à 90 km au nord de Kaboul. Peuplée majoritairement de Tadjiks, la vallée du Panchir est l’une des régions les plus stables d’Afghanistan où les attaques d’insurgés sont rarissimes. Le mouvement essentiellement pachtoune des talibans n’est jamais parvenu à s’emparer de cette région montagneuse, même lorsqu’il était au pouvoir à Kaboul de 1996 à 2001. Le Panchir était le fief du commandant Ahmad Shah Massoud, assassiné en septembre 2001 par el-Qaëda.
Ces attaques interviennent moins d’une semaine après une opération similaire réalisée par les talibans en plein cœur de la capitale afghane contre le complexe de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Sept personnes, dont quatre insurgés talibans, y avaient trouvé la mort. Le mode opératoire de l’attaque de Kaboul – attentat-suicide devant le portail suivi de l’irruption d’une poignée d’hommes armés à l’intérieur du bâtiment – est en tout point identique à celui de Jalalabad.
(Source : AFP)


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