Le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles est passé de moins de 1 million en 2000 à près de 6 milliards d’utilisateurs en 2012, représentant approximativement 75 % de la population mondiale.
Avec un tel taux de participation, le rapport souligne que « dans certains pays en développement, il existe davantage de personnes ayant accès à un téléphone mobile qu’à l’eau potable ou à l’électricité ». Pour la BLOM Bank, « tel semble être le cas du Liban ». En effet, le ministère des Télécoms a estimé dans son rapport annuel le nombre d’abonnés à un des deux opérateurs de téléphonie mobile à 3,6 millions à la fin de 2012. Ce chiffre représente 84,5 % du total de la population, bien plus que la moyenne des pays en développement de 78,8 %. En outre, le rapport de la BLOM Bank ajoute que le nombre d’utilisateurs de téléphones ayant souscrit à un abonnement Internet sur leur mobile avait augmenté de 158 % passant de 280 000 abonnés en juin 2011 à 722 000 en mai 2012.
L’émergence de nouveaux métiers
Dans son rapport la BLOM Bank se penche également sur l’émergence d’une profession liée à l’évolution du secteur des télécoms au Liban : celle de développeur d’applications mobiles. L’évolution de ce métier est liée à celui du secteur des télécoms, boostée par l’avancement de la technologie, la baisse des prix des services Internet et la croissance des tablettes numériques et de la consommation d’appareils mobiles. De telles évolutions sont essentielles pour des économies dites de « services » comme celle du Liban, qui bénéficient d’une importante main-d’œuvre qualifiée. Ainsi, le ministère libanais des Télécoms a estimé que le secteur avait généré des rendements nets à hauteur de 1,4 milliard de dollars en 2011, faisant des télécoms la seconde source de revenus pour le gouvernement libanais.
Dans ce sens, le métier de développeur d’applications mobiles peut contribuer à la croissance de l’économie digitale libanaise. Sont présents sur le marché local trois principaux acteurs que sont FOO, le premier développeur à avoir pénétré le marché en 2009, bien connu pour le développement des applications « digitales », permettant aux utilisateurs de contrôler leur téléphone « n’importe où, n’importe quand ».
Peu de temps après, deux autres entreprises ont rejoint FOO sur le marché libanais : apps2you et Eurisko Mobility. C’est en 2010 que Mobile Technology Tomorow (MT2), un service télécom et fournisseur de solutions établi depuis 1998, a décidé de créer apps2you.
Cela ne fait aucun doute, pour Mario Hachem, directeur général de apps2you, « que d’ici à 2015, tous les utilisateurs auront des smartphones, or qui dit smartphones dit applications mobiles ». Les géants des télécoms tels que Etisalat, Mobility ou encore Zain font souvent appel aux services de développeurs locaux d’applications mobiles. D’autres secteurs recherchent ces savoir-faire tels que la restauration ou les services financiers, ou encore l’information.
Cela dit, rappelons que le Liban fait toujours partie des cinq pays les plus mauvais de la région sur le plan des nouvelles technologies. Selon le dernier classement du Forum économique mondial (FEM), le pays du Cèdre s’est classé à la 94e place parmi 144 économies dans le monde et 10e parmi 14 pays arabes.


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