Soulignant la difficulté de la conjoncture interne et régionale, il a relevé que la situation au Liban a empiré à cause des événements de Tripoli et rappelé que l’armée a tenté au cours des dernières années à assumer sa mission « en silence et à travailler sérieusement, mais fermement, tantôt à travers le dialogue, tantôt en faisant valoir à l’autodéfense ». « Mais il semble, a ajouté le général Kahwagi, que certains ont pris pour de la faiblesse notre silence et notre penchant pour le dialogue. Ils ont essayé de porter atteinte à notre unité et de faire jouer la fibre confessionnelle. » « Nous sommes toujours disposés à consentir des sacrifices, mais nous refusons catégoriquement que l’armée soit utilisée comme bouc émissaire en fonction des caprices de certaines parties libanaises ou régionales », a-t-il poursuivi en faisant assumer à celles-ci, mais sans les nommer, la responsabilité de la détérioration de la situation dans le pays. « Nous œuvrerons de toutes nos forces pour faire primer le dialogue en toutes circonstances et nous essaierons sagement de désamorcer les tensions de toutes régions libanaises. L’armée appartient à tout le Liban, à chaque communauté, partie et courant, mais à condition que les lois soient respectées et qu’on ne touche pas à la Constitution ou aux constantes nationales et religieuses. »
Après avoir mis l’accent sur « la disposition de l’armée libanaise à riposter à toute agression libanaise contre le Liban ou à une violation de la résolution 1701 » du Conseil de sécurité, le général Kahwagi a affirmé que « l’armée n’acceptera plus que ses troupes ou que le Liban soient pris pour cibles ». « Les mesures qu’elle prendra seront dorénavant à la hauteur de la gravité de la situation », a-t-il insisté.


Faciiile !
20 h 34, le 24 mai 2013