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Économie - Japon

Tokyo relève ses perspectives économiques avec les « Abenomics »

Abe espère créer un cercle vertueux pour la consommation, l’investissement et l’emploi nippons, qui permettra à terme à l’économie de retrouver sa vigueur.

Des signes de reprise des exportations et de la production manufacturière tendent à confirmer l’impact positif de la politique du Premier ministre Shinzo Abe sur la croissance. Kazuhiro Nogi/AFP

Le Japon a revu en hausse hier ses perspectives économiques, des signes de reprise des exportations et de la production manufacturière. La troisième économie mondiale se redresse progressivement, selon un rapport mensuel du gouvernement nippon publié hier. Ce dernier rapport est plus positif que celui du mois d’avril qui disait que l’économie montrait des signes de reprise mais qu’elle montrait encore quelques signes de faiblesse. L’amélioration des perspectives du gouvernement vient confirmer d’autres signes que la politique monétaire de soutien massif à la croissance, appelée « Abenomics » en référence au Premier ministre, commence à porter ses fruits. Jeudi dernier, le gouvernement japonais a notamment annoncé une croissance du PIB de 0,9 % au premier trimestre après six mois de contraction.
De même, l’enquête Reuters Tankan, publié également hier, montre que le moral des chefs d’entreprise du secteur manufacturier s’est amélioré au mois de mai pour le sixième mois de suite et est passé en territoire positif pour la première fois en un an.
Le ministre de l’Économie Akira Amari a en outre annoncé à la presse que les prix à la consommation, hors produits frais alimentaires et énergie, commençaient à montrer des signes de hausse, tout en ajoutant que le Japon restait en « déflation légère » avec des prix en baisse par rapport à l’an dernier.
Ces bonnes nouvelles sur la croissance interviennent à la veille de la réunion mensuelle de la Banque du Japon (BoJ) qui se termine demain. Les économistes s’attendent à ce que la banque centrale ne prenne pas de nouvelle initiative après sa décision début avril d’injecter 1 400 milliards de dollars dans l’économie en deux ans, pour mettre fin à 15 ans de déflation.
Le plan massif de soutien de la BoJ a fait dégringoler le yen à son plus bas niveau en quatre ans et demi face au dollar et a dopé les cours de Bourse de 70 % depuis novembre 2012. Toutefois, ce plan comporte des risques pour le Japon et notamment celui de peser sur le pouvoir d’achat des ménages en renchérissant de façon excessive le prix des produits importés. Le ministre de l’Économie japonais a tenté de calmer le jeu en déclarant que la fermeté excessive de la devise nippone avait été largement corrigée et qu’une poursuite de la chute du yen affecterait négativement l’économie du pays.
Ces déclarations, ainsi que des propos pendant le week-end de responsables de la Réserve fédérale en faveur d’une diminution progressive du programme de rachat d’actifs de la banque centrale américaine, ont provoqué hier un rebond de la devise nippone. Selon l’enquête Reuters Tankan, l’optimisme accru des dirigeants des entreprises manufacturières est largement mené par les secteurs exportateurs qui profitent de la chute du yen.
Shinzo Abe espère créer un cercle vertueux pour la consommation, l’investissement et l’emploi nippons, qui permettra à terme à l’économie japonaise de retrouver sa vigueur. « Nous mettons en place des politiques monétaires et fiscales sous l’administration Abe et cela prépare le terrain pour une reprise en V », a déclaré le ministre de l’Économie.
L’indice du moral des dirigeants de l’industrie nippon a augmenté de 11 points à plus 7, selon l’enquête Reuters Tankan du mois de mai, premier chiffre positif depuis mai 2012 et son plus haut niveau depuis septembre 2011. Il est anticipé à 22 en août. Il suite de près les enquêtes Tankan de la BoJ. Malgré ces signes que l’« Abenomics », en référence à la politique agressive de soutien de l’offre mise en place dans les années 1980 par l’administration Reagan aux États-Unis, commence à porter ses fruits, certains entrepreneurs restent prudents, apprend-on toutefois de l’enquête Reuters Tankan. Un fabricant de machines de précision a dit : « Le sentiment est que la reprise économique est due à la faiblesse du yen avec la politique monétaire Abenomics. Mais elle n’a pas débouché sur une reprise des commandes et la situation reste difficile. »
D’autres fabricants se plaignent que la hausse des prix à l’importation limite leurs profits en l’absence d’une capacité à répercuter la hausse des coûts de production sur leurs clients.

(Source : Reuters)
Le Japon a revu en hausse hier ses perspectives économiques, des signes de reprise des exportations et de la production manufacturière. La troisième économie mondiale se redresse progressivement, selon un rapport mensuel du gouvernement nippon publié hier. Ce dernier rapport est plus positif que celui du mois d’avril qui disait que l’économie montrait des signes de reprise mais qu’elle montrait encore quelques signes de faiblesse. L’amélioration des perspectives du gouvernement vient confirmer d’autres signes que la politique monétaire de soutien massif à la croissance, appelée « Abenomics » en référence au Premier ministre, commence à porter ses fruits. Jeudi dernier, le gouvernement japonais a notamment annoncé une croissance du PIB de 0,9 % au premier trimestre après six mois de contraction.De même,...
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