Assad dit ne rien savoir sur les journalistes étrangers portés disparus ni sur les deux évêques
OLJ /
le 20 mai 2013 à 00h10
Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé dans une interview à des médias argentins n’avoir « aucune information » sur le sort des journalistes américain James Foley et italien Domenico Quirico, portés disparus en Syrie respectivement depuis six et un mois. « Il y a des journalistes qui sont entrés en Syrie de manière illégale et dans des régions où sont présents des terroristes, à l’insu de l’État syrien (...). Il y a des cas où les forces militaires ont pu libérer des journalistes dans des régions où se trouvaient des terroristes », a ajouté M. Assad. La famille de James Foley a affirmé début mai que le reporter était probablement détenu par des agents des services du renseignement syrien près de Damas. M. Assad a également évoqué le sort de Yohanna Ibrahim, chef du diocèse syrien-orthodoxe d’Alep, et de Boulos Yaziji, chef du diocèse grec-orthodoxe de la ville, enlevés fin avril dans le nord du pays. Évoquant « des informations selon lesquelles ils seraient à la frontière syro-turque », le dirigeant syrien a assuré que les autorités suivaient le dossier.
Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé dans une interview à des médias argentins n’avoir « aucune information » sur le sort des journalistes américain James Foley et italien Domenico Quirico, portés disparus en Syrie respectivement depuis six et un mois. « Il y a des journalistes qui sont entrés en Syrie de manière illégale et dans des régions où sont présents des terroristes, à l’insu de l’État syrien (...). Il y a des cas où les forces militaires ont pu libérer des journalistes dans des régions où se trouvaient des terroristes », a ajouté M. Assad. La famille de James Foley a affirmé début mai que le reporter était probablement détenu par des agents des services du renseignement syrien près de Damas.M. Assad a également évoqué le sort de Yohanna Ibrahim, chef du diocèse syrien-orthodoxe...
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En fait Assad ne sait rien du sort de ses concitoyens, ni des atrocités commises envers sa population, en épargnant heureusement bien sûr quelques unes de ses composantes (pour l’instant !), et c’est normal qu’il ignore tout du sort des journalistes étrangers (y compris Pierre Piccinin) et des deux prélats enlevés. Il peut prétendre aussi par cynisme que son armée ne contrôle pas tout le territoire syrien, et que donc les recherches sont difficiles à effectuer. Souvenez-vous lors de son arrivée au pouvoir, en 2000, Bachar El Assad était décrit comme l’homme de la situation, apportant un souffle de modernisme à la Syrie, et au bras de sa femme Asma, une image idyllique, le glamour sur les rives de Barada. Que de mensonges et de poudre aux yeux… Treize ans au pouvoir déjà, et la catastrophe de la guerre. Il est temps qu’il parte…
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En fait Assad ne sait rien du sort de ses concitoyens, ni des atrocités commises envers sa population, en épargnant heureusement bien sûr quelques unes de ses composantes (pour l’instant !), et c’est normal qu’il ignore tout du sort des journalistes étrangers (y compris Pierre Piccinin) et des deux prélats enlevés. Il peut prétendre aussi par cynisme que son armée ne contrôle pas tout le territoire syrien, et que donc les recherches sont difficiles à effectuer. Souvenez-vous lors de son arrivée au pouvoir, en 2000, Bachar El Assad était décrit comme l’homme de la situation, apportant un souffle de modernisme à la Syrie, et au bras de sa femme Asma, une image idyllique, le glamour sur les rives de Barada. Que de mensonges et de poudre aux yeux… Treize ans au pouvoir déjà, et la catastrophe de la guerre. Il est temps qu’il parte…
Charles Fayad
12 h 30, le 20 mai 2013
Évidemment, comme pour les "Disparus" libanais en sœur-syrie !
Antoine-Serge KARAMAOUN
11 h 39, le 20 mai 2013
Comment veut-on qu'un homme pour qui 75% du peuple syrien sont soudain des terroristes puisse savoir quelque chose ? Notamment qu'il préside un régime assassin et donc que ce qualificatif s'applique à lui-même ?
En fait Assad ne sait rien du sort de ses concitoyens, ni des atrocités commises envers sa population, en épargnant heureusement bien sûr quelques unes de ses composantes (pour l’instant !), et c’est normal qu’il ignore tout du sort des journalistes étrangers (y compris Pierre Piccinin) et des deux prélats enlevés. Il peut prétendre aussi par cynisme que son armée ne contrôle pas tout le territoire syrien, et que donc les recherches sont difficiles à effectuer. Souvenez-vous lors de son arrivée au pouvoir, en 2000, Bachar El Assad était décrit comme l’homme de la situation, apportant un souffle de modernisme à la Syrie, et au bras de sa femme Asma, une image idyllique, le glamour sur les rives de Barada. Que de mensonges et de poudre aux yeux… Treize ans au pouvoir déjà, et la catastrophe de la guerre. Il est temps qu’il parte…
12 h 30, le 20 mai 2013