Jens Weidmann, président de la Bundesbank, la Banque centrale allemande.Kai Pfaffenbach/Reuters
L’institution monétaire de Francfort dispose de trois principaux taux d’intérêt, dont le taux directeur, qu’elle a abaissé la semaine dernière de 0,75 % à 0,50 %, soit son plus bas niveau historique, qui détermine le coût du refinancement auprès de la BCE sur les principales opérations de crédit. Dans cet entretien, le patron de la Buba remet une nouvelle fois en question le bien-fondé de la politique de la BCE de rachat d’obligations. « Est-ce une bonne idée que nous devenions chacun réciproquement responsables de nos dettes publiques ? » s’interroge M. Weidmann. « En réalité, il s’agit d’avancer sur la voie d’une union monétaire plus solide », ajoute-t-il.
Dans l’interview, M. Weidmann appelle également ses concitoyens à se méfier de la situation, prévalant en Allemagne, de taux d’intérêt faibles, leur enjoignant la prudence quand ils s’endettent. « La période actuelle de taux bas ne doit pas être perçue comme un état de fait durable et personne ne doit se fier à cela », estime M. Weidmann.
Il a par ailleurs réitéré ses réserves quant à accorder à la France un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour qu’elle atteigne ses objectifs budgétaires. « La France comme l’Allemagne ont une responsabilité particulière, en tant que poids-lourds de la zone euro, pour que les règles plus dures fixées l’an passé en matière de réduction des déficits soient prises au sérieux », a asséné M. Weidmann. « La crédibilité des nouvelles règles n’est certainement pas renforcée si l’on utilise dès le début au maximum la flexibilité stipulée dans ces mêmes règles », a-t-il martelé.
Le 9 mai, M. Weidmann avait déjà mis en garde la France sur son déficit public, affirmant que Paris doit concrétiser ses engagements en matière budgétaire. À l’instar de l’Espagne, Paris a obtenu un sursis de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour atteindre ses objectifs budgétaires, alors que la Commission européenne table sur une récession cette année en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant à une hausse inquiétante du chômage.
(Source : AFP)


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Ils la ramènent beaucoup,les teutons,ces derniers temps...ils ont à nouveau cette arrogance donneuse de leçons au monde entier et aux européens en particulier.Leur natalité est en berne,ils n'ont pas de salaire minimum,leur système social est à géométrie très variable,et ils sont redevenus une pépinière de mouvements néo-nazis à ciel ouvert,et leur industrie ,qui va bien,exporte essentiellement vers...l'Europe.Quant à leurs positions politiques au sens propre du terme,elles ont inexistantes...alors,on se calme un peu,on respire un bon coup,et on redescend de ce piedéstal auto-proclamé de pays "au-dessus" des autres...çà n'a jamais réussi à la Germanie,ce genre de discours
03 h 31, le 20 mai 2013