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Économie - Enquête Antidumping

Le conflit commercial entre l’UE et la Chine s’étend au secteur des télécoms

L’Union européenne a ouvert hier un nouveau front dans le conflit commercial qui l’oppose à la Chine en annonçant le prochain lancement d’une enquête antidumping et antisubventions visant les équipements de télécommunication chinois.
« La Commission européenne a pris aujourd’hui une décision de principe » pour ouvrir une enquête concernant les pratiques commerciales de la Chine en matière d’équipements de télécommunication mobile, a annoncé dans un communiqué le commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht.
La décision de principe signifie que l’enquête formelle n’est pas ouverte pour l’instant, « afin de permettre des négociations en vue d’une solution à l’amiable avec les autorités chinoises », a expliqué M. De Gucht.
Il a rappelé que « les exportations vers le marché européen d’équipements chinois pour les réseaux de télécommunication représentent un peu plus d’un milliard d’euros par an environ ».
La Commission européenne ne précise pas quelles sont les entreprises visées, mais les deux principales compagnies chinoises opérant sur ce marché, qui concerne les réseaux mobiles et non les appareils comme les téléphones portables ou les tablettes, sont Huawei et ZTE.
La Commission a décidé d’ouvrir cette enquête « ex officio », c’est-à-dire de sa propre initiative, et non à la suite de plaintes d’entreprises européennes s’estimant lésées, comme c’est généralement le cas. Elle explique qu’il s’agit d’une possibilité « particulièrement importante car elle offre un “bouclier” quand le risque de rétorsion contre les entreprises européennes est élevé ».
Interrogé au cours d’un point de presse sur le temps qui serait laissé à la Chine pour réagir avant le lancement d’une enquête formelle, le porte-parole de M. De Gucht, John Clancy, n’a pas répondu directement, mais « le temps presse », a-t-il averti. « Je ne peux pas être plus clair en termes de message » envoyé à Pékin, a-t-il dit.
« Nous attendons à ce stade que les autorités chinoises fassent un pas et engagent avec nous des négociations formelles », a-t-il ajouté.
Il a démenti l’existence d’une guerre commerciale entre l’Union européenne et la Chine.
« La défense commerciale justifiée est une réponse normale » et a lieu « dans le cadre du droit ». « Quand nous agissons, nous le faisons sur la base de preuves », a-t-il dit, soulignant que les services de la Commission « rassemblaient des preuves depuis plus d’un an » concernant les pratiques commerciales déloyales du secteur des télécoms chinois.
Il n’empêche qu’il s’agit du dernier contentieux en date sur une liste qui s’allonge entre l’UE et la Chine, sur fond de récession européenne et de ralentissement économique chinois, alors même que Pékin souhaite l’ouverture de négociations pour un accord de libre-échange avec l’UE.
La semaine dernière, la Commission européenne a proposé aux États de l’UE d’approuver pour le 5 juin une taxation provisoire de 47 % en moyenne sur les panneaux solaires importés de Chine afin de protéger les firmes européennes du secteur, menacées de disparition. La Commission doit se prononcer sur d’éventuelles sanctions définitives en décembre.
Pékin a immédiatement répliqué en annonçant une enquête antidumping sur des tubes sans soudure, produits notamment en Europe.
Et hier paraissait au Journal officiel de l’UE l’annonce de droits de douane antidumping imposés aux importations de vaisselle chinoise en céramique.
L’UE avait déjà appliqué le 15 novembre 2012 des droits provisoires pour une durée de six mois, à la suite d’une plainte de producteurs européens. Elle va maintenant imposer des droits additionnels allant de 13,1 à 36,1 % pendant cinq ans. Ils s’appliqueront à plusieurs dizaines de sociétés chinoises.
Lors de l’imposition de droits temporaires, en novembre, le gouvernement français avait salué l’action de la Commission européenne, rappelant que la France était le sixième producteur européen dans une filière céramique en grande difficulté, qui perd des emplois et des parts de marché face à la concurrence chinoise.
(Source : AFP)
L’Union européenne a ouvert hier un nouveau front dans le conflit commercial qui l’oppose à la Chine en annonçant le prochain lancement d’une enquête antidumping et antisubventions visant les équipements de télécommunication chinois.« La Commission européenne a pris aujourd’hui une décision de principe » pour ouvrir une enquête concernant les pratiques commerciales de la Chine en matière d’équipements de télécommunication mobile, a annoncé dans un communiqué le commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht.La décision de principe signifie que l’enquête formelle n’est pas ouverte pour l’instant, « afin de permettre des négociations en vue d’une solution à l’amiable avec les autorités chinoises », a expliqué M. De Gucht.Il a rappelé que « les exportations vers le marché...
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