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De la fête du 6 mai à la stèle de Florange, une année sous tension pour Hollande

De la fête du 6 mai à la stèle de Florange, une année sous tension pour Hollande

OLJ
13/05/2013
De la fête de la victoire à l’enterrement de ses « promesses » par les salariés de Florange le 24 avril 2013, François Hollande aura vécu à l’Élysée une première année sous haute tension, dont il sort laminé dans les sondages.
6 mai 2012 : sous un ciel chargé, le président élu célèbre sa victoire à la Bastille, échange un baiser un peu crispé avec Valérie Trierweiler... après avoir embrassé Ségolène Royal. Un mois plus tard la nouvelle Première dame dégainera un tweet ravageur contre l’ex-compagne du chef de l’État. Quelques jours plus tard, la passation des pouvoirs avec Nicolas Sarkozy est plus que fraîche entre les deux hommes. Puis le nouvel hôte de l’Élysée entame son quinquennat en remontant les Champs-Élysées sous des trombes d’eau, costume détrempé, lunettes embuées.
Dès le 18 mai, il se lance dans un marathon diplomatique, qu’il débute par les États-Unis et un tête-à-tête très cordial avec Barack Obama dans le bureau Ovale. Ses rencontres avec la chancelière allemande Angela Merkel, adepte de la rigueur budgétaire, seront moins riantes, de même, quelques mois plus tard, que celle avec le président russe Vladimir Poutine au Kremlin, plutôt glaciale. Dès le 14 juin, le président est confronté à la gravité de sa fonction. Dans la cour des Invalides, il rend un hommage solennel à quatre soldats français tués en Afghanistan, devant les cercueils alignés couverts du drapeau tricolore. Entre deux déplacements internationaux, François Hollande n’oublie pas ses visites dans la France profonde, et passe quinze jours de vacances, en août, à Brégançon. Mais la crise gronde et la rentrée sera rude. Le président qui avait choisi pour cadre de sa photo officielle les jardins de l’Élysée pose cette fois comme figé dans la même attitude, dans le décor doré de son bureau.
L’actualité internationale est intense, avec quelques moments forts. Le 20 décembre, il est en Algérie pour reconnaître, « les souffrances » infligées par la colonisation. Mais surtout le 2 février, il est accueilli en libérateur au Mali trois semaines après avoir engagé l’armée française contre les groupes islamistes armés. « C’est sans doute la journée la plus importante de ma vie politique », lance le président, sous le coup de l’émotion. Son dernier déplacement au Maghreb sera moins flamboyant. Le 4 avril au Maroc, le roi Mohammad VI l’accueille sous un parapluie, alors qu’en France vient d’éclater comme un coup de tonnerre l’affaire Cahuzac.
Le président termine sa première année en naufragé dans les sondages. Le 24 avril, les salariés de Florange posent une stèle à la mémoire de sa « trahison » devant les hauts fourneaux de leur usine qui s’éteignent lentement.

Sources : agences

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