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À La Une - Iran

Les poids lourds Jalili et Rafsandjani dans la course présidentielle iranienne

En tout, 686 personnes, dont 30 femmes, ont fait acte de candidature pour succéder à Mahmoud Ahmadinejad.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avec son proche collaborateur, Esfandiar Rahim Mashaïe. BEHROUZ MEHRI/AFP

Le conservateur Saïd Jalili, chef du dossier nucléaire, et l'ex-président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani se sont portés candidats samedi à la présidentielle du 14 juin en Iran, dont l'intérêt est relancé par l'entrée en lice de ces deux poids lourds.

 

Ils se sont inscrits au dernier jour d'enregistrement des candidatures au ministère de l'Intérieur. Leurs candidatures, comme celles des autres prétendants à la succession de Mahmoud Ahmadinejad, devront encore être avalisées par le Conseil des gardiens de la constitution, au plus tard le 23 mai.

 

M. Jalili, 47 ans, est depuis 2007 le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Il est aussi le représentant direct du Guide suprême Ali Khamenei dans le dialogue avec les grandes puissances qui tentent d'obtenir un meilleur contrôle international des activités nucléaires sensibles iraniennes.

Connu pour sa fermeté dans les discussions avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne), il espère rassembler derrière lui les électeurs traditionnels du régime. Ce vétéran de la guerre Iran-Irak (1980-88), qui a perdu une partie de sa jambe droite en 1986, a créé la surprise en présentant sa candidature.

 

Akbar Hachémi Rafsandjani, président de la République de 1989 à 1997, s'est présenté juste avant la fin de l'enregistrement. Les médias avaient rapporté les hésitations de ce modéré, âgé de 78 ans, et qui bénéficie du soutien du réformateur Mohammad Khatami, son successeur en 1997.

 

Même s'il continue à jouer un rôle clé en politique, M. Rafsandjani est néanmoins devenu l'une des bêtes noires de l'aile dure du pouvoir après avoir relayé les "doutes" d'une partie de l'opinion sur la régularité de la réélection de M. Ahmadinejad en 2009 et critiqué la répression de la contestation.

Ses mandats ont été marqués par un gros effort de reconstruction du pays et une relative ouverture à l'étranger, incluant des tentatives avortées de rapprochement avec les Etats-Unis.

 

"Je suis venu pour servir, c'est le droit des gens de me choisir ou pas", a déclaré aux médias locaux M. Rafsandjani, qui dirige le Conseil de discernement, la plus haute autorité d'arbitrage politique.

 

Son inscription s'est déroulée dans la cohue, alors qu'au même moment se présentait un proche collaborateur de M. Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaïe, accompagné par le président sortant qui a dit avoir pris "un jour de congé" pour soutenir son candidat. M. Mashaïe est accusé de "déviationnisme" et de vouloir promouvoir le nationalisme iranien.

 

En tout, 686 personnes, dont 30 femmes, ont fait acte de candidature, selon le ministère de l'Intérieur. En 2009, le Conseil des gardiens n'avait avalisé que quatre des 450 inscrits.

 

Dans le camp conservateur figurent Ali Akbar Velayati, chef de la diplomatie de 1981 à 1997 et conseiller pour les affaires internationales de M. Khamenei, Mohammad Baqer Qalibaf, maire de Téhéran, Mohsen Rezaï, ex-commandant des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime, et Manouchehr Mottaki, ex-chef de la diplomatie.

 

Les candidats modérés Hassan Rohani, négociateur nucléaire sous la présidence Khatami, et Mohammad Reza Aref, un ancien vice-président de M. Khatami, ont finalement annoncé leur désistement en faveur de M. Rafsandjani.

 

M. Ahmadinejad, qui a eu des relations difficiles avec le Guide suprême et le Parlement, ne peut pas briguer un 3e mandat successif selon la Constitution.

 

Son successeur héritera d'une situation économique en nette détérioration en raison des sanctions occidentales liées au programme nucléaire de l'Iran soupçonné malgré ses dénégations de chercher à fabriquer l'arme atomique.

 

L'inflation officielle a atteint plus de 30% sur un an et la baisse du pouvoir d'achat n'a pu être contenue par une politique d'aides directes.

 

 

Pour mémoire

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Ils se sont inscrits au dernier jour d'enregistrement des candidatures au ministère de l'Intérieur. Leurs candidatures, comme celles des autres prétendants à la succession de Mahmoud Ahmadinejad, devront encore être avalisées par le Conseil des gardiens de la constitution, au plus tard le 23 mai.
 
M. Jalili, 47 ans, est depuis 2007 le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Il est aussi le représentant direct du Guide suprême Ali Khamenei dans le dialogue avec les grandes puissances qui tentent d'obtenir un meilleur contrôle international des...
commentaires (9)

POIDS PLUMES.... de CANARDS BOITEUX OUI !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

12 h 58, le 13 mai 2013

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Commentaires (9)

  • POIDS PLUMES.... de CANARDS BOITEUX OUI !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 58, le 13 mai 2013

  • Les gars,faites un effort...çà y est,vous avez eu votre période mollahesque...mais même les meilleures choses ont une fin,n'est ce pas?Alors,passez du tchador au tchatcha...vous n'en serez que plus forts,de toute façon...et puis un petit minou,pardon un petit shah sur le trône constitutionnel,çà ferait joli dans le décor...sans savak,évidemment,et en gardant l'esprit d'indépendance...de toute façon,c'est pas vraiment dans l'esprit perse d'être intolérant,il suffit de lire l'histoire...il y a déjà eu des périodes un peu et même beaucoup dames en noir,et barbus à tous les étages...mais çà n' a jamais vraiment duré...dommage que vous ayez assassiné Chapour Bakhtiar...c'était vraiment quelqu'un de bien...

    GEDEON Christian

    12 h 13, le 13 mai 2013

  • Démocratiquement ! On interdit, tout démocratiquement autant, à KHATEMI de se présenter aux élections... car l'homme est ouvert au monde...

    SAKR LOUBNAN

    11 h 33, le 13 mai 2013

  • Ce pays en progres constant donnera une lecon de democratie aux pays bensaoudiques et exportera son modele. Au fait y a t il embargo sur les exportations de democratie iranienne par les occidentaux vertueux ?? Je parie que oui, la betise est sans limite.

    Jaber Kamel

    19 h 30, le 12 mai 2013

  • A ce qu'il parait, l'Iran nvelle puissance regionale va exporter sa democratie aux bensaouds, parce que c'est la seule chose qui ne souffre pas d'embargo , pour les donneurs de lecon en decadence. Je vous ai eu, c'etait une blague, looolllll .......

    Jaber Kamel

    17 h 07, le 12 mai 2013

  • La démocratie Iranienne se porte bien Dieu merci. Après avoir porté à la présidence le perdant des élections de 2009, elle a embastillé et torturé les manifestants jusqu’à l’étouffement complet de toute voix de protestation. Depuis, le manuel de la démocratie a été ré-écrit par cette superpuissance innovatrice. Quand je pense aux Occidentaux qui suivent encore l’ancienne version du manuel et qui donnent le pouvoir à celui qui a eu le plus de voix ! Quels losers !

    Jack Hakim

    12 h 54, le 12 mai 2013

  • POUDRE AUX YEUX et LISTES ÉLECTORALES TRAFIQUÉES etc.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 33, le 12 mai 2013

  • L'Iran est definitely la nouvelle puissance regionale, sans elle rien ne pourra plus jamais tourner en rond pour les arabowahaboqatarosalafoqaidoanosraturco/sionite, elle progresse a une allure vertigineuse et possede une democratie qui rendrait jaloux certains pays europeens, vous savez ceux qui donnent des lecons aux autres, par contre parler de son economie sous embargo, sanctions et boycott est une honte, car malgre cela elle affiche une santé qui rendrait jaloux ces memes europeens a la derive totale.Le monde change les aveugles ne veulent rien voir.

    Jaber Kamel

    10 h 30, le 12 mai 2013

  • Trente femmes candidates pour la présidence. Des électioins, jusqu'à un certain point, démocratiques. Chose qu'on ne pourrait jamais voir dans les pays Arabes, Liban inclus malheureusement, dans un proche avenir. Mais ce "tchador", imposé aux femmes...

    SAKR LOUBNAN

    07 h 01, le 12 mai 2013

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