Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé récemment que le président vénézuelien défunt Hugo Chavez allait ressusciter avec le Christ. Atta Kenare/AFP
La visite de Mahmoud Ahmadinejad à Caracas pour les funérailles d'Hugo Chavez n'en finit pas de faire des vagues.
Vendredi, l'ayatollah ultraconservateur iranien Ahmad Janati a accusé le président iranien d'"hérésie", en raison de la nature de son hommage à la mémoire du président vénézuélien.
Le 6 mars, M. Ahmadinejad avait déclaré après la mort de son allié, qu'"il reviendra, aux côtés du vertueux Jésus et de l'Homme parfait". Il faisait référence à la croyance des chiites duodécimains sur le retour de leur 12e imam, le "Mahdi", disparu au 7e siècle et qui doit réapparaître avec le Christ pour sauver le monde et apporter la paix sur Terre.
"Ces commentaires sur la résurrection de Chavez avec le Christ sont une hérésie", a déclaré devant les fidèles à la prière hebdomadaire du vendredi à Téhéran l'ayatollah Janati, le chef du Conseil de Gardiens, le puissant organisme chargé de superviser les élections et d'interpréter la Constitution.
Selon l'ayatollah Janati, un tenant de la ligne dure, le clergé iranien a été "offensé" par ces déclarations. "Est-ce que les gens doivent dirent tout ce qui leur passe par la tête ? J'aurais souhaité que (Ahmadinejad) passe quelques jours dans un séminaire avant d'évoquer de telles questions".
"Chavez était un populiste et un anti-américain. Son agenda politique était tout à fait acceptable. Mais il n'était pas musulman", a-t-il ajouté.
Le Venezuela est le principal allié de l'Iran en Amérique latine. Les deux pays, qui ne cachent pas leur anti-américanisme, ont développé des relations économiques et politiques ces dernières années.
L'ancien homme fort de Caracas avait effectué 13 visites en Iran depuis son accession au pouvoir en 1999, tandis que Mahmoud Ahmadinejad s'est rendu six fois au Venezuela depuis 2005.
Mahmoud Ahmadinejad avait déjà été critiqué par les proches de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique, pour sa lettre de condoléance après la mort d'Hugo Chavez. "Les termes employés par M. Ahmadinejad pour décrire le chef de l'Etat vénézuélien ne nous semblent pas appropriés", avait déclaré Ghorbanali Dorri Najafabadi, religieux membre de l'Assemblée des experts, cité par l'agence de presse Mehr.
Le président iranien avait aussi suscité la colère des intégristes de la république en prenant les mains d'Elena Frias, la mère d'Hugo Chavez, et en posant son visage contre le sien. Le cliché a été pris alors que le président iranien présentait ses condoléances à la mère de Chavez, lors des funérailles de ce dernier. Une photo qui a irrité au plus haut point les intégristes et conservateurs iraniens, certains estimant que l'embrassade pouvait être considérée comme "haram", selon le quotidien britannique The Telegraph.
Pour mémoire
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Vendredi, l'ayatollah ultraconservateur iranien Ahmad Janati a accusé le président iranien d'"hérésie", en raison de la nature de son hommage à la mémoire du président vénézuélien.
Le 6 mars, M. Ahmadinejad avait déclaré après la mort de son allié, qu'"il reviendra, aux côtés du vertueux Jésus et de l'Homme parfait". Il faisait référence à la croyance des chiites duodécimains sur le retour de leur 12e imam, le "Mahdi", disparu au 7e siècle et qui doit réapparaître avec le Christ pour sauver le monde et apporter la paix sur Terre.
"Ces commentaires sur la résurrection de Chavez avec le Christ sont une hérésie", a déclaré devant les fidèles à la prière hebdomadaire du vendredi à...


Ahmadinejad, un Homme de Coeur et de Logique, à qui les fanatiques et illogiques barrent la route.
14 h 51, le 16 mars 2013