Les tendances des jeunes Libanais varient à un rythme express. Avant qu’une mode s’essouffle, une autre s’instaure, et pleinement. Contagion garantie !
OLJ /
le 11 mai 2013 à 00h00
En quelques jours, le réseau social Facebook a témoigné d’une prolifération de pages soi-disant « universitaires », toutes conformes et bâties à l’identique. Que ce soit pour la LAU, l’USJ, l’AUB, la NDU, la LIU ou l’UL, les pages Hotties, Crushes et Grudges ont rapidement fait des adeptes, devenant le nouveau phénomène-tendance des universités. Le principe est simple : sur les pages Crushes, tout amoureux en secret peut faire une déclaration d’amour anonyme en envoyant son message au propriétaire de la page, qui la publie incognito, en espérant que la personne concernée se reconnaîtra et saura qu’un camarade d’université se consume d’amour pour elle, en secret. « Brun aux yeux verts, musclé, architecture année 1, un des plus beaux mecs à l’ALBA, son regard me tue. Je te veux ! », ou « Jad est un homme super, en génie électrique. Beau physique et intelligent. Remarque-moi, je t’en prie, je suis follement amoureuse. Je veux porter tes enfants », sont un bref aperçu de ce que vous pourrez lire sur ces pages si vous y faites un tour. D’autre part, les pages Grudges servent aux déclarations d’aversion, nullement charmantes, et les pages Hotties pour la publication des photos de celles, ou ceux, que l’on estime être les plus sexy de la faculté. L’on se permet alors de discuter longuement des caractéristiques physiques de chaque « hotty », voire même d’établir un classement pour élire le plus juteux. Même si toute photo peut être retirée à la demande de son propriétaire, l’idée n’a pas manqué de créer la polémique, offensant certains qui y ont vu un moyen de s’attaquer à l’intimité des étudiants, ou un vulgaire passe-temps. Il est pourtant intéressant de jeter sur ce phénomène un autre regard. En effet, ces pages viennent raviver, à l’époque où l’insolence et le culot sont reine et roi, le mythe de l’amour timide qui n’ose pas se prononcer par peur d’être rejeté. Ces pages Facebook, controversées, deviennent alors un espace de communication entre jeunes, qui leur permet de laisser libre cours à des sentiments sincères pourtant inexprimables. Néanmoins, il faut avouer que s’il est exquis de savoir un beau jour qu’on nous aime en secret, le comble de la couardise est de laisser un message d’antipathie anonyme à l’égard d’un collègue, et sans aucune discrétion. Une question se pose alors tout naturellement aux adeptes de ces pages, rancuniers ou prétendants en flamme : êtes-vous prêts à assumer la responsabilité de vos confessions intimes si jamais le propriétaire de ces pages venait à lever l’anonymat ?
En quelques jours, le réseau social Facebook a témoigné d’une prolifération de pages soi-disant « universitaires », toutes conformes et bâties à l’identique. Que ce soit pour la LAU, l’USJ, l’AUB, la NDU, la LIU ou l’UL, les pages Hotties, Crushes et Grudges ont rapidement fait des adeptes, devenant le nouveau phénomène-tendance des universités. Le principe est simple : sur les pages Crushes, tout amoureux en secret peut faire une déclaration d’amour anonyme en envoyant son message au propriétaire de la page, qui la publie incognito, en espérant que la personne concernée se reconnaîtra et saura qu’un camarade d’université se consume d’amour pour elle, en secret. « Brun aux yeux verts, musclé, architecture année 1, un des plus beaux mecs à l’ALBA, son regard me tue. Je te veux ! », ou « Jad...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.