En septembre 2010, il s’était déjà déclaré favorable à un référendum sur tout accord conclu avec les Palestiniens. Les commentateurs avaient estimé à l’époque que le Premier ministre tentait ainsi de neutraliser les « durs » de sa coalition, opposés à toute concession territoriale en Cisjordanie occupée, en laissant la décision finale aux électeurs.
À droite, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Naftali Bennett, qui dirige le Foyer juif, un parti nationaliste religieux fervent partisan de la colonisation des territoires palestiniens, s’est lui aussi prononcé ces derniers mois pour un référendum en cas d’accord avec les Palestiniens. En revanche, la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, s’est déclarée totalement opposée à l’idée d’un référendum. Interrogée au début de la semaine, elle a répondu que le Parlement était seul habilité à statuer sur une telle question. « Les élections générales constituent le vrai référendum », a affirmé Mme Livni dirigeante de HaTnouha, un petit parti centriste qui a fait de la relance d’un processus de paix sa priorité.
Israël et les Palestiniens ont tempéré mercredi les espoirs de reprise des négociations éveillés par la reformulation de l’initiative de paix arabe, appuyée par les États-Unis, qui valide désormais explicitement le principe d’un échange de territoires.
Lieberman
Sur un autre plan, le ministère de l’Intérieur du Hamas, au pouvoir à Gaza, a annoncé l’arrestation de six militants salafistes accusés d’avoir « volé des roquettes à la résistance » et fait sauter un engin explosif. Le « Majlis Choura el-Moujahidine dans les environs de Jérusalem », un groupe salafiste basé à Gaza, a démenti dans un communiqué ces accusations, dénonçant « des affabulations et des mensonges sans fondement ».
Enfin, l’ancien vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon a témoigné hier contre l’ex-ministre des AE Avigdor Lieberman, jugé pour fraude et abus de confiance. Considéré comme le principal témoin à charge, M. Ayalon a accusé devant le tribunal de Jérusalem M. Lieberman de lui avoir demandé en 2009 de soutenir la nomination d’un ambassadeur qui aurait rendu service à ce dernier en l’informant des détails d’une enquête de la police israélienne diligentée contre lui.
Parallèlement, deux Palestiniens détenus par Israël, qui ont observé une grève de la faim de longue durée, seront libérés le 8 mai sur décision d’un tribunal militaire israélien, a indiqué le Club des prisonniers palestiniens.
(Source : AFP)


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