Le ministre démissionnaire de l'Intérieur Marwan Charbel.
Le ministre démissionnaire de l'Intérieur Marwan Charbel a évoqué jeudi la question des pèlerins libanais enlevés en Syrie assurant qu'il est en train de suivre l'affaire avec le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim.
"La situation des otages n'était pas encourageante, mais depuis hier mercredi le climat est plus positif", a déclaré M. Charbel lors d'une conférence de presse avant une réunion du Conseil central de sécurité. Il a, dans ce contexte, appelé à la libération de tous les otages libanais "afin d'ouvrir une nouvelle page entre le Liban et la Syrie."
Les ravisseurs de neuf pèlerins chiites (qui étaient onze au départ avant la libération de deux d'entre eux), enlevés le 22 mai 2012 dans la province d'Alep, ont affirmé mercredi qu'une médiation turco-qatarie était en cours pour leur libération en échange de prisonnières dans les geôles du régime syrien.
"L'Etat turc, ainsi que le Qatar, nous ont aidés dans cette affaire, a confirmé M. Charbel. Mais en contrepartie des efforts que nous avons déployés pour la libération de deux Turcs (enlevés en août dernier au Liban), nous espérions une fin rapide de l'affaire des otages libanais", a-t-il ajouté. Et de poursuivre : "Apparemment, les Turcs ne maîtrisent pas tout le dossier, la résolution de l'affaire pourrait être entre les mains des Turcs et des Qataris."
Mercredi, les ravisseurs, qui se présentent comme un groupe rebelle sous le nom de "Brigade de la tempête du Nord", ont affirmé dans un communiqué sur leur page Facebook qu'un "comité de médiation international a été formé par la Turquie, le Qatar et les oulémas musulmans libanais" en vue de libérer les pèlerins. "Les noms des prisonnières syriennes ont été remis à ce comité", précise le communiqué.
"Attendons cette liste des noms des prisonnières syriennes autour de laquelle le général Ibrahim négociera en Syrie", a commenté Marwan Charbel, souhaitant que les ravisseurs soient fidèles à leurs otages.

Les familles des pèlerins lors d'une manifestation le mercredi 1 mai 2013 à Beyrouth.
REUTERS/Sharif Karim
Le groupe, qui affirme être formé de "révolutionnaires de Syrie", a de nouveau accusé mercredi les pèlerins d'être des membres du Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad.
"Ce ne sont pas des pèlerins comme le prétend le Hezbollah", selon le communiqué. Le parti chiite combat actuellement aux côtés de l'armée syrienne dans la région centrale de Homs. "Le moment est venu de faire état de notre revendication légitime, celle de libérer les Syriennes innocentes qui croupissent dans les geôles du régime d'Assad soutenu par le parti de l'Iran", a précisé le groupe, en référence au parrainage du Hezbollah par la République islamique d'Iran, principal allié régional de Damas.
"Nous n'avons pas de problème avec une confession", a encore indiqué le groupe, en référence à la communauté chiite. Notre problème est avec le Hezbollah qui participe avec le régime au massacre de nos enfants et au viol de nos femmes".
(Lire aussi: Le Hezbollah accusé de superviser les combats de rue à Homs)
Le régime syrien est engagé depuis deux ans dans une guerre sanglante contre les rebelles qui veulent le renverser. Le Liban est, lui, divisé entre camp partisan du régime syrien, emmené par le Hezbollah, et camp hostile au président Assad.
Entretemps, les familles des otages libanais à Aazaz poursuivent leur mouvement de contestation devant les établissements associés à l’Etat turc, tenu par eux pour responsable de l’atermoiement sur le dossier des otages.
Jeudi, ils ont organisé une nouvelle manifestation devant le Centre culturel turc, au centre-ville de Beyrouth, pour appeler à la libération de leurs proches.
Lire aussi
Le 14 Mars accuse le Hezbollah de mettre le Liban en danger
Pour mémoire
Adham Zgheib, fils d'un pèlerin libanais enlevé en Syrie : "Onze mois, ça suffit!"
"La situation des otages n'était pas encourageante, mais depuis hier mercredi le climat est plus positif", a déclaré M. Charbel lors d'une conférence de presse avant une réunion du Conseil central de sécurité. Il a, dans ce contexte, appelé à la libération de tous les otages libanais "afin d'ouvrir une nouvelle page entre le Liban et la Syrie."
Les ravisseurs de neuf pèlerins chiites (qui étaient onze au départ avant la libération de deux d'entre eux), enlevés le 22 mai 2012 dans la province d'Alep, ont affirmé mercredi qu'une médiation turco-qatarie était en cours pour...


Léch ? Nassam 3aléhom il HAWA min il Mafra2 il Tirki ?
11 h 50, le 03 mai 2013