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Moyen Orient et Monde - Conflit Territorial

La Russie et le Japon sont « déterminés » à négocier sur les îles Kouriles

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre hier à Moscou. Mikhail Klimentyev/RIA-Novosti/Pool/Reuters

Moscou et Tokyo ont exprimé hier leur détermination à négocier pour surmonter leur conflit territorial sur les îles des Kouriles du Sud réclamées par le Japon, au cours de la première visite officielle en dix ans d’un chef du gouvernement japonais en Russie. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont estimé que le fait que « 67 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale aucun traité de paix n’ait été conclu entre la Russie et le Japon » était une « situation anormale », dans un communiqué commun adopté au Kremlin.
L’absence d’un traité de paix entre ces deux pays est liée au fait que Moscou et Tokyo se disputent quatre îles du Sud de l’archipel des Kouriles, appelées Territoires du Nord au Japon, et annexées par les Soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les deux dirigeants ont dès lors exprimé leur « détermination » à « surmonter leurs divergences » et à négocier, afin de régler ce différend territorial. Ils se sont mis d’accord pour ordonner à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs d’accélérer les discussions pour trouver des options et parvenir à une solution mutuellement acceptable.
Les relations entre le Japon et la Russie s’étaient nettement refroidies après la visite en 2010 de Dmitri Medvedev, alors président de la Russie, dans cette région de l’archipel des Kouriles, la première d’un chef de l’État russe. Cela avait provoqué la colère du Japon et le Premier ministre japonais de l’époque, Naoto Kan, avait qualifié ce déplacement « d’outrage impardonnable ». En 2012, Dmitri Medvedev, devenu Premier ministre, s’était à nouveau rendu sur l’une des îles Kouriles contestées, une visite qui avait également été condamnée par les autorités japonaises. Mais en décembre dernier, M. Abe, à peine désigné Premier ministre, et M. Poutine ont convenu de relancer les négociations en vue de la signature d’un traité de paix.
« Les discussions sur un accord pour un traité de paix ces dernières années stagnaient », a reconnu M. Abe. C’est pourquoi il s’est réjoui des avancées faites à l’occasion de sa rencontre avec M. Poutine. De son côté, le président russe s’est montré plus réservé. « Bien sûr, cela ne signifie pas que nous allons tout régler demain », a-t-il déclaré. « Nous n’avons pas créé ce problème. Nous l’avons hérité du passé. Et nous voulons sincèrement le régler dans des conditions mutuellement acceptables », a-t-il cependant renchéri.
(Source : AFP)
Moscou et Tokyo ont exprimé hier leur détermination à négocier pour surmonter leur conflit territorial sur les îles des Kouriles du Sud réclamées par le Japon, au cours de la première visite officielle en dix ans d’un chef du gouvernement japonais en Russie. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont estimé que le fait que « 67 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale aucun traité de paix n’ait été conclu entre la Russie et le Japon » était une « situation anormale », dans un communiqué commun adopté au Kremlin.L’absence d’un traité de paix entre ces deux pays est liée au fait que Moscou et Tokyo se disputent quatre îles du Sud de l’archipel des Kouriles, appelées Territoires du Nord au Japon, et annexées par les Soviétiques à la fin de la Seconde...
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