Les tensions restent très vives entre Séoul et Pyongyang, qui connaît des pénuries dans tous les domaines. HO/KCNA/AFP
Mais la Corée du Nord a fait savoir hier qu’elle rejetait l’ultimatum « malhonnête » et imputé à Séoul la responsabilité de la fermeture du site qui se trouve selon elle « au bord de l’effondrement ». « Si les marionnettes sud-coréennes continuent d’aggraver la situation, il nous reviendra de prendre des mesures finales et graves », a déclaré la Commission de défense nationale nord-coréenne, citée par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap. Le Nord interdit aux Sud-Coréens l’accès au complexe de Kaesong, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière, depuis le 3 avril. Il en a d’ailleurs retiré ses 53 000 employés alors que les tensions étaient très vives dans la péninsule. La grande majorité des 850 employés sud-coréens de Kaesong n’est pas retournée depuis, mais 170 d’entre eux sont restés pour veiller sur les installations des 123 entreprises concernées. Unique reliquat des efforts de rapprochement intercoréen, après le gel des relations bilatérales en 2010, Kaesong est toujours resté ouvert à de rares et brèves exceptions près. Le site est né dans le sillage de « la diplomatie du rayon de soleil », menée par la Corée du Sud de 1998 à 2008 aux fins d’encourager les contacts entre les deux frères ennemis qui restent techniquement en guerre puisque la guerre de Corée (1950-53) s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix.
Pyongyang s’est engagé dans une logique de confrontation totale avec Séoul et Washington après le vote à l’ONU d’un nouveau train de sanctions répondant au troisième essai nucléaire effectué par la Corée du Nord en février dernier en dépit de ses obligations internationales. Kaesong reste ainsi fermé et menacé de faillite alors que, avec un chiffre d’affaires de 469,5 millions de dollars US en 2012 (360 millions d’euros), il constitue une manne en termes d’emploi, d’impôts et d’apport en devises étrangères pour la Corée du Nord où tout manque. La Corée du Nord connaît notamment des pénuries alimentaires chroniques en raison d’une très mauvaise gestion agricole, des intempéries, d’un ralentissement de l’aide internationale et des importantes dépenses militaires.
(Source : AFP)


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14 h 35, le 27 avril 2013