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Économie - Indicateur

Le Royaume-Uni échappe à un retour en récession ; bonne nouvelle pour le gouvernement

George Osborne était particulièrement attendu au tournant.

« Nous savons tous qu’il n’y a pas de solutions faciles à des problèmes qui se sont accumulés sur plusieurs années, et je ne peux pas promettre que le chemin sera toujours sans embûches », a déclaré le ministre des Finances, George Osborne. Chris Harris/POOL/Reuters

Le Royaume-Uni a échappé à sa troisième récession depuis la crise de 2008 grâce à une croissance meilleure que prévu de 0,3 % au premier trimestre, une rare bonne nouvelle pour le gouvernement, même si l’économie britannique n’est pas au bout de ses peines. Ces chiffres, meilleurs que le taux de croissance de 0,1 % prévu par les économistes, interviennent après une contraction de 0,3 % enregistrée au quatrième trimestre de 2012. Faute de croissance au premier trimestre, le pays serait officiellement retombé en récession, la troisième depuis 2008, ce qui aurait été inédit sur une aussi courte période, en cas de nouvelle contraction sur les trois premiers mois de l’année.
« Ces chiffres représentent un signe encourageant sur le fait que l’économie est en voie de guérison. Nous faisons des progrès en dépit de conditions économiques difficiles », a aussitôt réagi le ministre des Finances, George Osborne. Celui-ci était particulièrement attendu au tournant, tant sa politique d’austérité peine à porter ses fruits et alors que le pays a été privé de la meilleure note « AAA » par les agences Fitch et Moody’s. La priorité donnée à l’assainissement des finances publiques à tout crin, avec des résultats très mitigés pour l’instant, a même été critiquée directement par le Fonds monétaire international (FMI), qui s’est fait l’avocat de son assouplissement. « Nous savons tous qu’il n’y a pas de solutions faciles à des problèmes qui se sont accumulés sur plusieurs années, et je ne peux pas promettre que le chemin sera toujours sans embûches », a ajouté M. Osborne. « Mais en faisant face à ses problèmes, la Grande-Bretagne se redresse et nous construisons une économie adaptée pour l’avenir », a conclu le chancelier de l’Échiquier, qui se voit ainsi conforté dans sa politique.
La croissance au premier trimestre a notamment été alimentée par un bon niveau d’activité dans le secteur des services, ainsi que par l’extraction de matières premières, comme le pétrole de la mer du Nord. L’effet négatif du mauvais temps et de la neige est aussi resté limité. Malgré cette bonne nouvelle, l’économie britannique reste fragile et ses perspectives de croissance limitées par la crise dans la zone euro voisine, cruciale pour ses exportations, et la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les Britanniques sont en effet confrontés à la politique d’austérité gouvernementale, à une inflation toujours assez élevée et à une progression des salaires au point mort. « L’économie est toujours environ 2,5 % en dessous de son pic d’avant la récession et la reprise reste confrontée à des obstacles, alors que les ménages pâtissent encore d’une baisse des revenus réels et que les responsables politiques ont du mal à inciter les banques à prêter de l’argent », a ainsi souligné Vicky Redwood, économiste de Capital Economics.
Le gouvernement s’est ainsi gardé de triompher hier. Le ministre du Commerce Vince Cable, un libéral-démocrate favorable à plus d’investissements publics, a ainsi souligné qu’il restait « beaucoup de chemin à faire ». « Il reste des problèmes graves comme le manque systémique de prêts de la part des banques aux PME, la faiblesse du secteur de la construction immobilière et le besoin d’encourager le commerce et les exportations », a-t-il ajouté. L’opposition travailliste n’a pas non plus abandonné ses critiques, affirmant que l’économie britannique était en train de commencer à subir le sort du Japon, avec une stagnation sur le long terme, et a réclamé un plan de relance.
(Source : AFP)
Le Royaume-Uni a échappé à sa troisième récession depuis la crise de 2008 grâce à une croissance meilleure que prévu de 0,3 % au premier trimestre, une rare bonne nouvelle pour le gouvernement, même si l’économie britannique n’est pas au bout de ses peines. Ces chiffres, meilleurs que le taux de croissance de 0,1 % prévu par les économistes, interviennent après une contraction de 0,3 % enregistrée au quatrième trimestre de 2012. Faute de croissance au premier trimestre, le pays serait officiellement retombé en récession, la troisième depuis 2008, ce qui aurait été inédit sur une aussi courte période, en cas de nouvelle contraction sur les trois premiers mois de l’année.« Ces chiffres représentent un signe encourageant sur le fait que l’économie est en voie de guérison. Nous faisons des progrès en...
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