Israël promet à Chuck Hagel de se montrer « patient » avec l’Iran
OLJ /
le 23 avril 2013 à 00h13
Le ministre israélien de la Défense a promis hier, à l’issue d’un entretien avec son homologue américain, de faire preuve de « patience » avant de décider d’une éventuelle opération militaire contre le programme nucléaire iranien. Israël a toujours martelé sa détermination à empêcher par tous les moyens l’Iran d’acquérir la capacité de fabriquer une bombe atomique, en prévenant les grandes puissances qui négocient jusqu’à présent en vain avec Téhéran que la date butoir approchait. Les menaces de Tel-Aviv ont toutefois baissé d’un cran à l’approche de l’élection présidentielle iranienne du mois de juin, qui doit désigner le successeur de Mahmoud Ahmadinejad. « Nous pensons que l’option militaire, qui est clairement envisagée, doit être le recours ultime », a déclaré Moshe Yaalon lors d’une conférence de presse commune avec Chuck Hagel. « Il y a d’autres instruments qui doivent être utilisés et épuisés », a ajouté le ministre de la Défense israélien en citant la diplomatie, les sanctions économiques et le « soutien moral » aux opposants iraniens. Cette déclaration apaisante de Moshe Yaalon fait écho aux propos de Chuck Hagel, qui avait qualifié l’option militaire de « dernier recours » à son arrivée sur le sol israélien, dimanche, tout en disant envoyer « un signal clair à l’Iran » en promettant à Israël et aux alliés arabes des États-Unis du matériel militaire sophistiqué. Outre la livraison d’avions de ravitaillement en vol, de missiles antiaériens, de radars et d’avions de transport de troupes actuellement à l’étude, Washington envisage également d’augmenter après 2017 son aide militaire annuelle à Israël, qui s’élève actuellement à 3 milliards de dollars. « Ces décisions montrent que la coopération militaire entre les États-Unis et Israël est plus forte que jamais, et que la coopération en matière de défense n’ira qu’en se renforçant à l’avenir », a déclaré Chuck Hagel pendant la conférence de presse. En attendant, les négociateurs iraniens doivent s’entretenir le 21 mai à Vienne avec des responsables de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui souhaitent une reprise des inspections, rapportaient hier des médias iraniens. Téhéran nie vouloir se doter de l’arme atomique et assure que son programme nucléaire est à visée purement civile. (Source : Reuters)
Le ministre israélien de la Défense a promis hier, à l’issue d’un entretien avec son homologue américain, de faire preuve de « patience » avant de décider d’une éventuelle opération militaire contre le programme nucléaire iranien. Israël a toujours martelé sa détermination à empêcher par tous les moyens l’Iran d’acquérir la capacité de fabriquer une bombe atomique, en prévenant les grandes puissances qui négocient jusqu’à présent en vain avec Téhéran que la date butoir approchait. Les menaces de Tel-Aviv ont toutefois baissé d’un cran à l’approche de l’élection présidentielle iranienne du mois de juin, qui doit désigner le successeur de Mahmoud Ahmadinejad. « Nous pensons que l’option militaire, qui est clairement envisagée, doit être le recours ultime », a déclaré Moshe Yaalon...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.