Le président palestinien Mahmoud Abbas (à droite) se trouve également à Istanbul, où il s’est entretenu du processus de paix avec le président turc Abdullah Gül, hier. Abdullah Gül HO/AFP
Si le principe d’une indemnisation est acquis, les négociations s’annoncent toutefois difficiles car les familles des victimes, proches des milieux islamistes, ont fait monter les enchères sur le montant des dommages et intérêts, et leur ont donné un tour politique en exigeant la levée du blocus israélien sur Gaza, et en en faisant leur priorité, selon l’un de leurs avocats, Ramazan Ariturk. Elles ont même catégoriquement exclu de retirer les plaintes qui ont permis à un tribunal d’Istanbul d’ouvrir l’an dernier un procès contre quatre anciens responsables israéliens, jugés en leur absence, considérés comme les responsables du raid meurtrier de 2010. À la veille des discussions, le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç avait laissé entendre que son pays pourrait refuser de parapher un accord avec l’État hébreu en absence d’un accord des familles. « Si Israël paie les dommages et intérêts (...) alors les poursuites doivent être abandonnées », a lancé M. Arinç avant d’ajouter à l’intention des familles de victimes : « Soit vous acceptez l’indemnisation, soit vous attendez les décisions de la justice. »
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui n’a jamais caché ses sympathies pour le mouvement islamiste Hamas qui gère Gaza, a lui-même achevé de donner un tour très politique à ces discussions en annonçant son intention de se rendre dans l’enclave palestinienne dans la seconde moitié du mois de mai. Ce projet a suscité l’hostilité du président palestinien Mahmoud Abbas, dont le mouvement Fateh est le rival du Hamas, et l’embarras des États-Unis, qui ont fait de la réconciliation turco-israélienne une de leurs cartes pour tenter de relancer le processus de paix moribond au Proche-Orient. En visite à Istanbul au cours du week-end, le secrétaire d’État américain John Kerry avait conseillé au chef du gouvernement islamo-conservateur turc de reporter son projet, en attendant des circonstances plus « favorables ». Toutefois, M. Arinç a jugé hier « diplomatiquement incorrects » les propos de M. Kerry. « C’est à notre gouvernement de décider où et quand notre Premier ministre ou un responsable turcs se déplacent », a affirmé M. Arinç devant la presse. « Nous n’avons pas à recevoir de permission ou de feu vert de qui que ce soit », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Le monde et M. Kerry doivent savoir que la Turquie est un pays qui peut faire ce qu’il veut, quand il le veut. »
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Sacrés TURCS ! Même les Israéliens en ont peur.... après les GRECS bien sûr.
18 h 02, le 23 avril 2013