À en croire certains soldats nord-coréens qui ont fait défection au Sud, Pyongyang pourrait mettre un bémol à sa rhétorique guerrière, car bientôt commence la saison des semailles, et les militaires sont largement mis à contribution dans les champs d’un pays qui peine à nourrir sa population. Ainsi, Lee So-yeon, réfugiée en 2008 en Corée du Sud, se souvient avoir vécu une semblable période de tension il y a vingt ans quand elle était sous l’uniforme. Le régime nord-coréen menaçait alors de dénoncer le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qu’il avait signé huit ans auparavant et multipliait, comme aujourd’hui, les menaces tout en mobilisant ses forces armées. Vigie dans le 4e corps d’armée et stationnée sur une zone côtière proche de la frontière, que l’actuel dirigeant Kim Jong-un vient d’inspecter, Lee hérita, comme ses camarades, d’un casque en acier et de munitions. Mais très vite, et comme elle le faisait chaque printemps, son unité se concentra sur ses tâches agricoles. « Casque sur la tête, nous sommes partis pour les fermes », raconte-t-elle. « La Corée du Nord ne peut pas faire fonctionner son agriculture sans l’armée. La principale tâche de l’armée nord-coréenne est l’éradication de la malnutrition », explique Kim Na-young, une autre femme militaire ayant déserté en 2008.
Depuis le milieu des années 1990, la Corée du Nord connaît régulièrement des périodes de pénurie alimentaire. L’ONU estime qu’un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique. Les dernières cargaisons d’aide alimentaire venant des États-Unis datent de 2008 et 2009. L’aide médicale et les livraisons de fuel ont également cessé à cette période.


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Le "baudet" travaille la terre et son Maître se prétend être dans les NUES ! Ou... quand le moineau se donne des airs d'aiglon...
11 h 24, le 11 avril 2013