Rechercher
Rechercher

Économie - Diplomatie

Le secrétaire américain au Trésor vient parler croissance à une Europe attachée à la rigueur

La santé et la stabilité de l’UE nous tiennent énormément à cœur, a déclaré Jack Lew.

Le nouveau secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, au côté du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.  Georges Gobet/AFP

Le nouveau secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a souligné lundi au début de sa première visite en Europe la nécessité de soutenir la croissance, au moment même où la Commission européenne insistait sur l’assainissement budgétaire, comme elle l’a rappelé une nouvelle fois à l’adresse du Portugal.
M. Lew, qui devait poursuivre sa tournée à Francfort, Berlin puis Paris, s’est entretenu à Bruxelles avec plusieurs dirigeants européens dont le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
Tous deux ont « mis l’accent sur le fait que des efforts en faveur de la croissance doivent accompagner la consolidation budgétaire », a indiqué au cours d’un point de presse la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde-Hansen.
« La croissance reste au cœur de toutes les préoccupations aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, et l’équilibre reste délicat avec l’austérité », résument dans une note les économistes de CM-CIC Securities.
Côté américain, l’accent est clairement mis sur la croissance. « J’ai été particulièrement intéressé par les plans de nos partenaires européens pour renforcer la demande », a déclaré M. Lew au cours d’une brève allocution au côté du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
« Notre solidité économique reste dépendante de ce qui se passe au-delà de nos frontières, et la santé et la stabilité de l’Europe nous tiennent énormément à cœur », a-t-il expliqué.
Le secrétaire au Trésor, qui a pris ses fonctions fin février, a souligné que « les consommateurs et les entreprises américains ont fait preuve de résilience, avec une consommation et des investissements qui continuent de croître ».
Alors que la zone euro s’enfonce dans la récession, un phénomène que beaucoup d’économistes imputent aux politiques d’austérité mises en place à la suite de la crise de la dette, l’économie américaine a connu « 14 trimestres consécutifs de croissance », a rappelé M. Lew.
Il a toutefois reconnu que « le rythme des créations d’emplois n’était pas aussi rapide que souhaité », un phénomène attribué par l’exécutif américain à l’austérité due aux coupes budgétaires imposées par l’opposition républicaine.

Le Portugal
Mais en Europe, l’accent reste mis sur la réduction des déficits pour renouer avec une croissance qui n’alourdisse pas la dette. La Commission européenne s’est ainsi montrée inflexible face au Portugal, où le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, est confronté à une double difficulté : réussir à effectuer les sévères coupes budgétaires exigées en échange de l’aide de ses bailleurs de fonds, tout en respectant la décision de la Cour constitutionnelle qui a retoqué plusieurs mesures d’austérité, jugées discriminatoires.
M. Passos Coelho a confirmé solennellement qu’il ne changerait pas de cap, ce qui a été « salué » hier par un porte-parole de la Commission, Simon O’Connor, pour qui « il est clair que les objectifs budgétaires doivent être maintenus ».
La veille, la Commission avait mis en garde contre un non-respect des engagements du Portugal. « La mise en œuvre continue et déterminée du programme d’aide offre le meilleur moyen de restaurer une croissance économique durable et d’améliorer les perspectives d’emploi au Portugal », avait insisté l’exécutif européen dans un communiqué, ajoutant que « c’est une condition préalable à un éventuel allongement des prêts accordés au Portugal ».
Mais pour les analystes de CM-CIC Stratégie, « la dégradation de l’environnement économique renforce largement la difficulté de l’exercice ». Ils estiment que « le pays se place ainsi au cœur des interrogations sur la légitimation de l’accélération de l’austérité dans une période de contraction économique ».
La Commission européenne, qui a déjà accordé plus de temps au Portugal, mais aussi à l’Espagne, pour remplir leurs objectifs de réduction des déficits publics, publiera début mai ses prévisions économiques. Si celles-ci s’annoncent peu encourageantes, elle pourrait finalement devoir se résoudre à en faire autant pour la France et pour d’autres pays lors de ses recommandations économiques, attendues fin mai.
(Source : AFP)
Le nouveau secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, a souligné lundi au début de sa première visite en Europe la nécessité de soutenir la croissance, au moment même où la Commission européenne insistait sur l’assainissement budgétaire, comme elle l’a rappelé une nouvelle fois à l’adresse du Portugal.M. Lew, qui devait poursuivre sa tournée à Francfort, Berlin puis Paris, s’est entretenu à Bruxelles avec plusieurs dirigeants européens dont le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.Tous deux ont « mis l’accent sur le fait que des efforts en faveur de la croissance doivent accompagner la consolidation budgétaire », a indiqué au cours d’un point de presse la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde-Hansen.« La croissance reste au cœur de toutes les préoccupations aussi bien...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut