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Culture - Musique

Tindersticks, ou la consécration d’un indie-pop très particulier

« Nous ne parlons pas beaucoup, mais nous ressentons tout... » C’est la seule phrase complète qu’aura prononcée Stuart Staples durant tout le concert. Un concert qui a fait salle comble, dans une ambiance presque sacrée, où sa voix suave et très grave a tenu le public en haleine, hypnotisé.

Le trio, accompagné de trois autres musiciens, force le silence des spectateurs. Photo Hassan Assal

Le concert organisé par Liban Jazz au Music Hall a prouvé une fois de plus que le public est demandeur de sons décalés, d’ambiances particulières et de mélodies sombres mais fracassées, presque obsessionnelles. Pour fêter leurs vingt ans, les Tindersticks s’offrent une tournée mondiale avec escale à Beyrouth City. Le groupe britannique, formé au départ en 1992 par Stuart Staples, David Boulter et Dickon Hinchcliffe, sous le nom de Asphalt Ribbons, sera plus tard élargi pour regrouper Neil Fraser, Alastair Macaulay et Mark Colwill. Les Tindersticks sortent leur premier album en 1993 en collaboration avec Ian Caple. Baptisé simplement Tindersticks, il sera sacré disque de l’année par le magazine britannique Melody Maker. Les six se séparent en 2005 pour reformer, en 2006, un trio composé cette fois-ci de Staples (chant/guitare), Boulter (claviers/percussions) et Fraser (guitare).
Le trio, accompagné de trois autres musiciens, force le silence presque hypnotique des spectateurs. Ils entament Dying Slowly de l’album Can Our Love avec une mélancolie à couper au couteau. Le ton est donné. Les chansons se suivront de manière ininterrompue. No place, She’s Gone, Second Lovers, Medicine, Shoes, Marseilles Sunshine, Sleepy Song, etc. Des airs que le public entame comme des hymnes, d’autres tirés de leur nouvel album The Something Rain, salué par la critique internationale, que certains découvrent émerveillés.
S’ils ne ressemblent en rien aux artistes tapageurs et surmédiatisés de la pop britannique, c’est justement le détachement pudique de Staples qui renforce la particularité des sons soul et un poil plaintifs du groupe. Retenue très british pour ceux dont l’aventure a débuté depuis 20 ans à Nottingham. Le public ne veut pas les laisser partir et c’est devant un parterre de fans en liesse qui les ovationne qu’ils reviennent pour quelques minutes de bonheur. Et pas que... Ils consentent même à offrir au public libanais une soirée supplémentaire, toujours au Music Hall. Avis à ceux qui hésitent (à tort) encore.
Le concert organisé par Liban Jazz au Music Hall a prouvé une fois de plus que le public est demandeur de sons décalés, d’ambiances particulières et de mélodies sombres mais fracassées, presque obsessionnelles. Pour fêter leurs vingt ans, les Tindersticks s’offrent une tournée mondiale avec escale à Beyrouth City. Le groupe britannique, formé au départ en 1992 par Stuart Staples, David Boulter et Dickon Hinchcliffe, sous le nom de Asphalt Ribbons, sera plus tard élargi pour regrouper Neil Fraser, Alastair Macaulay et Mark Colwill. Les Tindersticks sortent leur premier album en 1993 en collaboration avec Ian Caple. Baptisé simplement Tindersticks, il sera sacré disque de l’année par le magazine britannique Melody Maker. Les six se séparent en 2005 pour reformer, en 2006, un trio composé cette fois-ci de Staples...
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