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Nos lecteurs ont la parole

Un Liban qui ne peut pas mourir

Raymond NAHAS
Après avoir assisté, il y a deux semaines, à la fête des Rameaux, où les rues et villages de mon pays étaient pavoisés et en fête.
Après avoir vu les petits Libanais de toutes les communautés religieuses endimanchés, je me dis que mon pays, mon Liban, ne pourra jamais mourir.
Je voudrais dire à mes amis d’Europe et d’Amérique qui téléphonent, angoissés pour avoir de nos nouvelles, que ce pays du Cèdre, malgré les invasions meurtrières, ce peuple de héros continue de croire à la vie, continue d’espérer en une existence pacifique. En voyant nos enfants de toutes communautés fêter la chaanineh, en voyant ces restaurants pleins à craquer et ces visages réjouis de bons vivants entourés de toute leur famille siroter leur arak, je reconnais le signe que, malgré les menaces, malgré les bombardements, malgré les barbus et leurs acolytes qui pensent avoir atteint leur objectif, la coexistence pacifique existe, et ces rues aux trois quarts musulmanes traversées par des processions d’une foule fervente qui défilait croix en tête sont la preuve vivante que ce pays va continuer à survivre et, comme me disait un voisin musulman, rien ne pourra jamais détruire cette majorité silencieuse des Libanais qui veulent continuer à vivre ensemble et en paix, dans ce pays unique.
Le Liban a besoin d’hommes qui croient en sa destinée de pays martyr et sans cesse renaissant, ces hommes qui ne sont pas forcément au Parlement, mais que l’on trouve dans ces rues qui célèbrent, avec la même ardeur, les fêtes musulmanes ou chrétiennes, et où les enfants habillés de leurs plus beaux atours sont les rois, cette rue qui sait réunir aussi les Libanais sincères, qui croient en notre pays et en son destin.

Raymond NAHAS
Après avoir assisté, il y a deux semaines, à la fête des Rameaux, où les rues et villages de mon pays étaient pavoisés et en fête.Après avoir vu les petits Libanais de toutes les communautés religieuses endimanchés, je me dis que mon pays, mon Liban, ne pourra jamais mourir.Je voudrais dire à mes amis d’Europe et d’Amérique qui téléphonent, angoissés pour avoir de nos nouvelles, que ce pays du Cèdre, malgré les invasions meurtrières, ce peuple de héros continue de croire à la vie, continue d’espérer en une existence pacifique. En voyant nos enfants de toutes communautés fêter la chaanineh, en voyant ces restaurants pleins à craquer et ces visages réjouis de bons vivants entourés de toute leur famille siroter leur arak, je reconnais le signe que, malgré les menaces, malgré les bombardements, malgré les...
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