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Moyen Orient et Monde - Tensions

La brouille sino-japonaise favorise un rapprochement entre Tokyo et Moscou

La politique de la Chine provoque de plus en plus de tensions avec les pays voisins, a estimé hier un centre d’étude financé par le gouvernement japonais, concluant que l’action de Pékin pourrait favoriser un rapprochement du Japon et de la Russie. « En s’appuyant sur sa puissance grandissante, notamment militaire, la Chine mène sans hésitations de plus en plus d’actions qui pourraient causer des frictions avec les pays voisins », affirme l’Institut national des études de défense. Le centre de recherche juge ainsi que, malgré la récente visite à Moscou du tout nouveau président chinois Xi Jinping pour son premier déplacement à l’étranger, les relations entre Pékin et Moscou sont « plus complexes qu’il n’y paraît ». Car « il ne peut être question de relation d’égal à égal quand on considère que le PIB chinois est quatre fois plus important que celui de la Russie », un déséquilibre qui, selon le centre de recherche, expliquerait une volonté nouvelle de la Russie de se rapprocher du Japon.
Selon l’institut, Moscou insiste ainsi désormais auprès de Tokyo pour « renforcer la coopération en matière de sécurité, maritime en particulier ». En effet, « la reconnaissance du fait que les activités de la Chine en haute mer vont aller croissant vers le nord est un facteur qui pousse la Russie à rechercher une coopération tant avec le Japon que les États-Unis », poursuit le document. De cette façon, fin décembre, le nouveau Premier ministre japonais de droite Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine se sont-ils mis d’accord pour relancer les négociations pour la signature d’un traité de paix, entravée depuis la Seconde Guerre mondiale par le différend sur les îles Kouriles. Et M. Abe se rendra en Russie en 2013. Près de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Moscou et Tokyo se disputent toujours quatre îles de l’archipel des Kouriles du Sud, appelées Territoires du Nord au Japon, et annexées par les Soviétiques à la fin de la conflagration.

Expansionnisme maritime
Cette amorce de rapprochement russo-japonais intervient alors qu’au contraire, les relations entre le Japon et la Chine sont au plus bas depuis plus de six mois en raison d’un différend territorial en mer de Chine orientale. Pékin revendique fermement un archipel inhabité qu’il appelle Diaoyu et est administré par le Japon sous le nom de Senkaku. C’est dans ce contexte que, mi-mars, le Japon a appelé lors d’une réunion à Tokyo les pays du Sud-Est asiatique (Asean) à développer une politique de sécurité régionale plus forte avec lui. Comme le Japon, plusieurs pays de l’Asean (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) ont des conflits territoriaux avec la Chine dont tous redoutent l’expansionnisme maritime. Par exemple, Pékin et Hanoï se disputent les Spratleys et les Paracels, des archipels supposés riches en hydrocarbures et traversés par des voies maritimes internationales. Les Spratleys sont aussi revendiquées, en partie ou en totalité, par les Philippines, ainsi que par le Brunei, la Malaisie et Taïwan.
Signe des tensions actuelles : début mars, la Chine a annoncé un accroissement de plus de 10 % de son budget militaire en 2013, à près de 89 milliards d’euros, tandis que, fin janvier, Tokyo avait fait de même et approuvé un budget militaire de 52 milliards de dollars pour 2013-2014, en augmentation pour la première fois depuis onze ans. Le document officiel de présentation du programme de défense japonais ne laissait que peu de doute sur les motivations de cette décision : « Nous devons prêter une grande attention aux activités de la Chine qui se sont récemment intensifiées en mer et dans les airs autour du Japon, y compris avec des incursions dans nos eaux territoriales et notre espace aérien. »
(Source : AFP)
La politique de la Chine provoque de plus en plus de tensions avec les pays voisins, a estimé hier un centre d’étude financé par le gouvernement japonais, concluant que l’action de Pékin pourrait favoriser un rapprochement du Japon et de la Russie. « En s’appuyant sur sa puissance grandissante, notamment militaire, la Chine mène sans hésitations de plus en plus d’actions qui pourraient causer des frictions avec les pays voisins », affirme l’Institut national des études de défense. Le centre de recherche juge ainsi que, malgré la récente visite à Moscou du tout nouveau président chinois Xi Jinping pour son premier déplacement à l’étranger, les relations entre Pékin et Moscou sont « plus complexes qu’il n’y paraît ». Car « il ne peut être question de relation d’égal à égal quand on...
commentaires (1)

En consequences un eloignement des yanky de toute facon, pour cause de declin economico militaire.

Jaber Kamel

20 h 05, le 01 avril 2013

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Commentaires (1)

  • En consequences un eloignement des yanky de toute facon, pour cause de declin economico militaire.

    Jaber Kamel

    20 h 05, le 01 avril 2013

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