Les membres du conseil d’administration du RDCL entourant le président de la République Michel Sleiman. Photo Dalati et Nohra
Fouad Zmokhol a exprimé la volonté du RDCL de soutenir la présidence de la République sur le plan économique en insistant sur l’importance de dissocier la politique de l’économie, surtout en ces moments de turbulences politiques et sécuritaires. Il a par la suite présenté les diverses priorités du rassemblement pour l’année 2013 ainsi que les projets déjà entamés durant l’année 2012.
D’autre part, le président du RDCL ainsi que les membres du conseil d’administration se sont penchés sur de l’actualité locale, notamment la question de la réévaluation de l’échelle des salaires. Selon le communiqué du RDCL publié à la suite de la visite, « les chefs d’entreprise libanais ne sont en aucun cas en confrontation avec les syndicats, ils comprennent leurs maux et leurs demandes à l’ombre de l’inflation qui secoue le pays et à une baisse du pouvoir d’achat ».
Le problème majeur est de trouver un financement indépendant adéquat à court, moyen et surtout à long terme pour financer la nouvelle grille des salaires, sans effets néfastes sur l’économie et sur la croissance, ajoutent les membres du RDCL.
D’autre part, le RDCL a rappelé que les salaires publics représentent déjà, à l’heure actuelle, 32 % du budget de l’État et risqueraient d’atteindre le chiffre de 40 % en cas d’implémentation de la nouvelle grille des salaires, ce qui est « alarmant et dangereux pour la stabilité économique, financière et monétaire du pays ».
Le président du RDCL a ainsi notamment proposé de payer aux instituteurs l’augmentation de la cherté de vie de manière similaire à celle du secteur privé (qui a eu lieu en janvier 2012), de subdiviser l’échelle des salaires en plusieurs tranches distinctes afin de pouvoir étudier indépendamment les requêtes de chaque secteur d’activité.
Ainsi, par ce biais, il deviendrait possible de se pencher sur les demandes des professeurs, de trouver des solutions efficaces et d’atteindre des objectifs réalisables. « Il est inconcevable, voire quasi impossible que les caisses de l’État financent et appliquent une augmentation qui toucherait tous les salaires publics d’un seul coup », souligne le communiqué du RDCL. Parmi d’autres solutions, M. Zmokhol a proposé de restructurer les écoles publiques, en soutenant tout d’abord un recensement méticuleux des enseignants du secteur public. L’objectif ultime serait, d’une part, de mettre un terme à tous les « emplois fictifs », et d’autre part de permettre une révision des salaires des fonctionnaires les plus productifs.
La deuxième étape serait une redynamisation des écoles publiques et une amélioration du niveau académique et des méthodes d’enseignement afin de « redorer » leur blason. Enfin, la dernière proposition du RDCL est d’augmenter les salaires sur base de mérite.


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