« Nous progressons vers des objectifs qui seront satisfaisants pour les deux parties. Je suis très optimiste et plein d’espoir », a poursuivi le chef de la diplomatie, selon la version allemande des propos qu’il a tenus en anglais.
Dans une interview au quotidien autrichien Wiener Zeitung publiée hier, le chef de la diplomatie iranienne estime qu’il existe une chance de voir les relations entre Téhéran et Washington s’améliorer.
Interrogé sur les conditions créées par la réélection de Barack Obama à la Maison-Blanche, Ali Akbar Salehi fait preuve d’un relatif optimisme. « Cet environnement est en cours de création et se dessine. Je pense que les deux parties veulent saisir l’occasion », dit-il.
L’agence de presse autrichienne APA a quant à elle interrogé le chef de la diplomatie iranienne au sujet de la production d’uranium enrichi à 20 %, point critique des discussions avec les Six. Un tel degré d’enrichissement n’est pas nécessaire pour alimenter des centrales électriques et l’Iran assure que cet uranium est produit pour alimenter son réacteur de recherches médicales de Téhéran.
Sur les 250 kg d’uranium iranien d’ores et déjà enrichis à 20 %, une centaine a été conditionnée sous forme de plaques pour alimenter ce réacteur, a expliqué Ali Akbar Salehi.
« Jusqu’ici, nous avons produit deux de ces plaques par mois. À l’avenir, nous voulons en produire trois, quatre et peut-être même davantage chaque mois. Voilà comment nous voulons réduire le stock d’uranium enrichi à moyen terme », a-t-il poursuivi.
Ce processus, qui réduit la quantité disponible pour la mise au point d’armes atomiques, est l’un des rares moyens à même de désamorcer la crise qui risque d’éclater d’ici l’été. Sans lui, Téhéran risque en effet de dépasser d’ici à juin la « ligne rouge » au-delà de laquelle Israël pourrait recourir à la force pour l’empêcher de se doter d’un tel arsenal.
La réunion d’Almaty était la première du genre depuis huit mois. Selon des sources diplomatiques occidentales, les Six ont proposé d’assouplir les sanctions sur le commerce de l’or et d’autres métaux précieux en contrepartie d’une fermeture du centre d’enrichissement iranien de Fordow.
(Source : Reuters)


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