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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Kerry a choisi 11 capitales pour son premier « voyage d’écoute »

John Kerry s’envole pour Londres, première étape de sa tournée internationale. Jacquelyn Martin/AFP

John Kerry a entamé hier son premier déplacement officiel à l’étranger depuis sa nomination à la tête de la diplomatie américaine. Le secrétaire d’État US est arrivé à Londres, première étape d’une tournée de 11 jours, qui le mènera dans diverses capitales européennes (Paris, Berlin, Rome) ainsi que de l’autre côté de la Méditerranée, à Ankara et au Caire, et dans les pays du Golfe (Riyad, Abou Dhabi et Doha). Son retour aux États-Unis est prévu le 6 mars. Successeur officiel de Hillary Clinton au début du mois, John Kerry est bien connu hors des États-Unis. Ancien candidat démocrate à l’élection présidentielle de 2004, il a passé 28 années à la commission des Affaires étrangères du Sénat américain dont les quatre dernières à sa présidence.
M. Kerry devrait discuter, à chacune des étapes de ce premier « voyage d’écoute », des crises internationales les plus brûlantes : de la guerre au Mali aux dossiers nucléaires iranien et nord-coréen, en passant par le processus de paix israélo-palestinien, l’Afghanistan, le changement climatique et, bien sûr, la Syrie. Un temps évoqué par les Palestiniens, le passage de M. Kerry en Israël et en Cisjordanie ne figure pas au programme établi par le département d’État. Car le président Barack Obama doit s’y rendre dans un mois. En Europe, M. Kerry devrait réaffirmer avec ses différents interlocuteurs l’importance de la relation transatlantique.
À Rome, John Kerry rencontrera des membres de l’opposition syrienne ainsi que les représentants des pays qui les soutiennent. Toutefois, une rencontre initialement prévue à cette occasion avec la Coalition nationale syrienne (CNS) a été annulée (lire en page 10). Jusqu’à présent, le président américain Barack Obama a limité l’intervention des États-Unis dans ce dossier à une aide non létale aux rebelles. Pour Jon Alterman du Center for Strategic and International Studies (CSIS), il y a peu de signes que les États-Unis soient sur le point de révéler un changement d’approche. « J’ai du mal à imaginer que c’est le moment d’innover stratégiquement pour les États-Unis sur ce dossier alors qu’il (Kerry) n’a toujours pas d’homologue au département de la Défense et que le nouveau gouvernement est toujours en cours de constitution », commente Jon Alterman. Malgré le soutien de Barack Obama, la nomination de Chuck Hagel au poste de secrétaire à la Défense pour succéder à Léon Panetta n’est toujours pas entérinée.
Ce premier voyage officiel coïncide également avec la réunion que doivent tenir mardi au Kazakhstan les représentants des 5+1, les six pays (États-Unis, Royaume-Uni, Chine, France, Allemagne et Russie) qui négocient avec l’Iran pour tenter de le convaincre de réduire son programme nucléaire controversé. Téhéran est soupçonné par les États-Unis et leurs alliés de se servir de son programme nucléaire civil pour couvrir le développement d’armes atomiques.

(Sources : agences)
John Kerry a entamé hier son premier déplacement officiel à l’étranger depuis sa nomination à la tête de la diplomatie américaine. Le secrétaire d’État US est arrivé à Londres, première étape d’une tournée de 11 jours, qui le mènera dans diverses capitales européennes (Paris, Berlin, Rome) ainsi que de l’autre côté de la Méditerranée, à Ankara et au Caire, et dans les pays du Golfe (Riyad, Abou Dhabi et Doha). Son retour aux États-Unis est prévu le 6 mars. Successeur officiel de Hillary Clinton au début du mois, John Kerry est bien connu hors des États-Unis. Ancien candidat démocrate à l’élection présidentielle de 2004, il a passé 28 années à la commission des Affaires étrangères du Sénat américain dont les quatre dernières à sa présidence.M. Kerry devrait discuter, à chacune des étapes...
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