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Moyen Orient et Monde - Adoption

Les USA demandent à Moscou d’arrêter d’« exploiter » la mort d’un enfant

Les États-Unis ont appelé hier Moscou à faire cesser « l’exploitation sensationnelle » de la mort d’un enfant russe adopté au Texas, un drame qui a suscité cette semaine une escalade de déclarations indignées en Russie, de talk-shows en débats parlementaires. « Il est temps de faire cesser l’exploitation sensationnelle d’une tragédie humaine », a écrit l’ambassadeur américain en Russie Michael McFaul dans son blog.
Car la mort de Maxime, 3 ans, dans sa famille adoptive au Texas a suscité un nouvel accès de tension entre les deux pays depuis la révélation lundi de l’information par le délégué russe du Kremlin aux droits de l’enfant Pavel Astakhov. Le responsable avait aussitôt accusé la mère adoptive d’avoir « tué » l’enfant, avant de revenir sur ces propos jeudi en reconnaissant qu’il convenait de parler de la mort d’un enfant et non d’un meurtre. Mais une campagne bat son plein en Russie pour obtenir le retour dans le pays de Kirill, le frère cadet de Maxime adopté dans la même famille. Ainsi, le parquet de la région de Pskov (Nord-Ouest) d’où sont originaires les frères a demandé l’annulation de la décision d’adoption.
De leur coté, les médias russes ont retrouvé la mère biologique des garçons : Ioulia Kouzmina, 23 ans, s’était vu retirer ses enfants en raison de son alcoolisme. Et des journalistes de Pskov sont allés interroger les voisins, selon lesquels elle boit, ne travaille pas et ne s’est jamais intéressée au sort de ses fils. Sa mère, portée disparue, était aussi alcoolique, sa grand-mère est morte abandonnée et a été retrouvée par les voisins plusieurs jours plus tard le visage rongé par les rats.
Désormais, Ioulia Kouzmina a demandé aux autorités russes de lui rendre Kirill et a fait une apparition dans un talk-show à l’heure de grandes écoutes. « Maintenant je suis prête à lutter pour mon fils ! » a-t-elle lancé, avant de raconter comment elle avait été privée de ses droits parentaux. Maxime, qu’elle avait confié à sa grand-mère, a été retiré par les services sociaux « parce que maman était ivre et l’enfant délaissé », a-t-elle expliqué. Quant à Kirill, « c’est mon ancien concubin – il est maintenant en prison – qui a écrit aux services sociaux pour qu’ils retirent l’enfant », a-t-elle poursuivi. Après l’émission télévisée à Moscou, lors de son retour à Pskov, Mme Kouzmina et son nouveau compagnon ont été expulsés du train à cause d’une « débauche alcoolisée », a rapporté le quotidien Komsomolskaïa Pravda.
Néanmoins, la Douma a voté hier à l’unanimité un texte demandant au Congrès américain de faire revenir le petit Kirill en Russie « pour sauver sa vie et sa santé ». Pourtant, selon l’ambassadeur américain, si 20 enfants russes adoptés aux États-Unis sont morts en 20 ans, 60 000 autres y ont trouvé des « parents aimants ». À noter que la Russie a interdit à partir de 2013 les adoptions d’enfants russes par les Américains. Cette mesure, une des plus hostiles envers les États-Unis depuis la guerre froide, a été vivement critiquée par de nombreuses ONG russes et internationales ; elle se veut une réponse à la « liste Magnitski », une loi américaine sanctionnant des responsables russes impliqués dans la mort en prison en 2009 de l’avocat Sergueï Magnitski.
(Source : AFP)
Les États-Unis ont appelé hier Moscou à faire cesser « l’exploitation sensationnelle » de la mort d’un enfant russe adopté au Texas, un drame qui a suscité cette semaine une escalade de déclarations indignées en Russie, de talk-shows en débats parlementaires. « Il est temps de faire cesser l’exploitation sensationnelle d’une tragédie humaine », a écrit l’ambassadeur américain en Russie Michael McFaul dans son blog.Car la mort de Maxime, 3 ans, dans sa famille adoptive au Texas a suscité un nouvel accès de tension entre les deux pays depuis la révélation lundi de l’information par le délégué russe du Kremlin aux droits de l’enfant Pavel Astakhov. Le responsable avait aussitôt accusé la mère adoptive d’avoir « tué » l’enfant, avant de revenir sur ces propos jeudi en reconnaissant qu’il...
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