Au Cameroun, des expatriés commencent à quitter l’extrême nord du pays
OLJ /
le 23 février 2013 à 00h26
Un certain nombre d’expatriés, notamment français, ont commencé à quitter la région de l’extrême nord du Cameroun classée « zone rouge », après l’enlèvement mardi de sept ressortissants français, dont quatre enfants. « Des coopérants et agents d’ONG internationales sont en train de quitter la ville (de Maroua, principale ville de l’extrême nord, pour Garoua et Ngaoundéré, deux villes du Nord où la menace semble moins importante) », a affirmé un chercheur français établi dans la ville depuis environ 20 ans, Henri Tourneux. Car le ministère des affaires étrangères français a appelé ses ressortissants « qui se trouveraient actuellement dans l’extrême nord du Cameroun » à « impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite ». Toujours selon Henri Tourneux, « il y a deux jours, de jeunes travailleurs français sont partis par dizaines ». Il souligne que « les gens sont catastrophés parce qu’on a atteint un point de non-retour ». De source locale, d’autres départs d’étrangers ont été enregistrés dans d’autres localités de la région. En outre, la police mène des actions de ratissage dans les quartiers où des contrôles de motos sont effectués. Et des mesures de sécurité ont été renforcées, en particulier à Maroua et notamment dans des lieux fréquentés par les Français. Enfin, des soldats du très redouté bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d’élite de l’armée camerounaise, serait sur place, selon le quotidien privé Mutations. « Avant cet événement malheureux, on parlait du Cameroun comme d’une Afrique en miniature. Nous avons pris toutes les mesures pour que ça ne se répète plus », assure quant à lui le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.
Un certain nombre d’expatriés, notamment français, ont commencé à quitter la région de l’extrême nord du Cameroun classée « zone rouge », après l’enlèvement mardi de sept ressortissants français, dont quatre enfants. « Des coopérants et agents d’ONG internationales sont en train de quitter la ville (de Maroua, principale ville de l’extrême nord, pour Garoua et Ngaoundéré, deux villes du Nord où la menace semble moins importante) », a affirmé un chercheur français établi dans la ville depuis environ 20 ans, Henri Tourneux. Car le ministère des affaires étrangères français a appelé ses ressortissants « qui se trouveraient actuellement dans l’extrême nord du Cameroun » à « impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite ». Toujours selon Henri Tourneux, « il y a...
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