Flou total en Tunisie ; la reprise des négociations sur un nouveau cabinet se poursuit aujourd’hui.
OLJ /
le 18 février 2013 à 00h11
La Tunisie était toujours dans l’incertitude hier, avant la reprise aujourd’hui des tractations sur la formation d’un gouvernement de technocrates sur fond de bras de fer entre le Premier ministre et son parti islamiste, Ennahda, qui refuse de céder le pouvoir. Rached Ghannouchi, chef d’Ennahda, l’a d’ailleurs proclamé haut et fort samedi devant quelque 15 000 partisans. « Le parti n’est pas prêt à céder le pouvoir », a-t-il déclaré, contredisant une nouvelle fois le Premier ministre Hamadi Jebali, numéro 2 du parti qui dirige le gouvernement de coalition. « Rassurez-vous, Ennahda se porte bien (...) et ne cédera jamais le pouvoir tant qu’il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes », a ainsi clamé M. Ghannouchi à la fin d’une manifestation de ses partisans sur l’avenue Bourguiba, dans le centre de Tunis. Mais la manifestation, voulue comme une démonstration de force face aux adversaires d’Ennahda qui lui reprochent d’avoir plongé le pays dans la crise, a finalement réuni moins de monde que les funérailles le 8 février de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, assassiné deux jours plus tôt. M. Ghannouchi a en outre retourné l’accusation contre les adversaires d’Ennahda en affirmant que ce n’est pas sa gestion des affaires qui est à l’origine des difficultés du pays mais les obstructions de l’opposition. Selon lui, Ennahda est l’objet depuis son arrivée au pouvoir, il y a un peu plus d’un an, d’une « série de complots qui ont culminé avec la proposition d’un gouvernement de technocrates (...), ce qui équivaut à un coup d’État contre le gouvernement élu ». « Ennahda est la colonne vertébrale de la Tunisie et la briser ou l’exclure porterait atteinte à l’unité nationale du pays », a-t-il martelé. Il a également dénoncé des tentatives de diaboliser son parti et de le dépeindre comme « hostile aux libertés, à la démocratie et aux droits des femmes ». La rédaction d’une nouvelle Constitution est en panne, l’économie en berne et la montée des salafistes jihadistes fait craindre des violences dans le pays par ailleurs affecté par une grogne sociale généralisée. Et le meurtre de Chokri Belaïd, un assassinat politique sans précédent depuis la révolution, a aggravé la crise latente dans le pays où un remaniement ministériel était en gestation depuis sept mois, sans résultat, Ennahda ne voulant pas céder les ministères régaliens de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice. (Source : AFP)
La Tunisie était toujours dans l’incertitude hier, avant la reprise aujourd’hui des tractations sur la formation d’un gouvernement de technocrates sur fond de bras de fer entre le Premier ministre et son parti islamiste, Ennahda, qui refuse de céder le pouvoir. Rached Ghannouchi, chef d’Ennahda, l’a d’ailleurs proclamé haut et fort samedi devant quelque 15 000 partisans. « Le parti n’est pas prêt à céder le pouvoir », a-t-il déclaré, contredisant une nouvelle fois le Premier ministre Hamadi Jebali, numéro 2 du parti qui dirige le gouvernement de coalition. « Rassurez-vous, Ennahda se porte bien (...) et ne cédera jamais le pouvoir tant qu’il bénéficie de la confiance du peuple et de la légitimité des urnes », a ainsi clamé M. Ghannouchi à la fin d’une manifestation de ses partisans sur...
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C'est comme demander à la pieuvre d'amollir ses tentacules et de lâcher prise...
SAKR LEBNAN
13 h 19, le 18 février 2013
Comme chez nous avec le Hezbollah, Ennahda conduit le pays vers la catastrophe en Tunisie. Tous des incapables, ces islamistes a la gomme, qu'ils soit salafistes ou Fakihistes.
C'est comme demander à la pieuvre d'amollir ses tentacules et de lâcher prise...
13 h 19, le 18 février 2013