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Économie - Débat

La « guerre des monnaies » revient sur la table des grandes puissances

La France réclame que la zone euro se dote d’une « politique de changes ».
La « guerre des monnaies », ravivée par le Japon et qui commence à inquiéter en Europe, va dominer la semaine, aujourd’hui lors de l’Eurogroupe où la France veut soulever le sujet controversé de l’euro fort, puis vendredi et samedi à Moscou, où le G20 devrait s’emparer du débat.
Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent aujourd’hui à Bruxelles pour leur première réunion sous la présidence du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem qui succède au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Ce sera la principale originalité d’un Eurogroupe qui ne devrait déboucher sur aucune décision, ni sur l’aide à Chypre, dans l’attente de la présidentielle chypriote de dimanche prochain, ni sur l’union bancaire, dossier qui continue de donner lieu à d’intenses tractations.
L’attention pourrait donc se focaliser sur l’intention, affichée par le ministre français Pierre Moscovici, d’ouvrir un « débat » sur le niveau de l’euro.
Inquiète face à l’appréciation de la monnaie commune qui renchérit ses exportations et risque à ses yeux d’annihiler ses récents efforts pour regagner en compétitivité, la France réclame que la zone euro se dote d’une « politique de changes ».
Mais l’Allemagne, puis la Banque centrale européenne (BCE), ont semblé vouloir tuer ce débat dans l’œuf en affirmant que l’euro n’était pas surévalué.
Pour autant, le président de la BCE Mario Draghi s’est montré prudent, jeudi, sur la reprise dans la zone euro, un message interprété par plusieurs analystes comme une tentative de contenir l’appréciation de la monnaie unique. Tentative réussie, dans l’immédiat : l’euro valait environ 1,33 dollar à l’orée du week-end, quelques jours après avoir dépassé 1,37 dollar, un sommet depuis 14 mois.
La discussion devrait rebondir en fin de semaine à Moscou, où se réunissent les ministres des Finances et banquiers centraux du groupe des vingt principaux pays riches et émergents (G20), pour la première fois sous présidence russe.
Face à une reprise économique qui peine à se généraliser à l’échelle mondiale, la Russie s’est assigné comme principale tâche d’identifier, d’ici au sommet du G20 des 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg, de nouvelles « sources de croissance ».
Or, contraints de contenir, voire résorber leurs dettes, les pays riches ont de plus en plus recours à l’arme monétaire : faire tourner la planche à billets pour soutenir leur économie. Après les États-Unis, coutumiers de cette politique, le Japon vient de convaincre sa banque centrale d’explorer cette voie, un tournant censé le sortir d’une spirale déflationniste qui anémie l’activité. Mais ce virage a aussi pour conséquence de faire baisser le yen, au grand soulagement des industriels japonais, mais au grand dam de certains pays, dont l’Allemagne, un des principaux pays exportateurs dans le monde.
Le problème, c’est qu’il s’agit là de décisions peu coopératives, à l’inverse même de l’esprit du G20 censé coordonner les politiques économiques mondiales.
De quoi aussi inquiéter la Corée du Sud voisine, dont le won s’est mécaniquement renchéri face au yen, ainsi que les pays d’Amérique du Sud qui s’alarment régulièrement face à la politique monétaire américaine. L’expression « guerre des monnaies » a d’ailleurs été forgée par le Brésil en 2010.
Cette « guerre » dépasse à présent le cadre des pays émergents et « semble, ces dernières semaines, être arrivée dans le monde développé », constatent les analystes d’ING Investment Management dans une note.
La zone euro, dont la banque centrale rechigne à créer de la monnaie pour soutenir l’économie, redoute en effet de se retrouver isolée et d’en payer le prix en termes de croissance.
Si les politiques menées ailleurs dans le monde « ne reflètent pas le consensus du G20, nous devrons en discuter », a ainsi averti Mario Draghi. Son commentaire intervient après ceux de la France, mais aussi de l’Allemagne, dont le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a dit se faire « beaucoup de souci » pour le virage japonais, et dont le président de la Banque centrale, Jens Weidmann, redoute désormais une « course à la dévaluation ».
(Source : AFP)
La « guerre des monnaies », ravivée par le Japon et qui commence à inquiéter en Europe, va dominer la semaine, aujourd’hui lors de l’Eurogroupe où la France veut soulever le sujet controversé de l’euro fort, puis vendredi et samedi à Moscou, où le G20 devrait s’emparer du débat.Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent aujourd’hui à Bruxelles pour leur première réunion sous la présidence du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem qui succède au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.Ce sera la principale originalité d’un Eurogroupe qui ne devrait déboucher sur aucune décision, ni sur l’aide à Chypre, dans l’attente de la présidentielle chypriote de dimanche prochain, ni sur l’union bancaire, dossier qui continue de donner lieu à d’intenses tractations.L’attention pourrait donc se focaliser...
commentaires (2)

En ce moment je fais mes emplettes pour ravitailler mon entreprise, et de foire en foire les produits européens jouissants toujours de qualité ont baissé de prix, cest réel, mais la guerre qui leur est faite, est par le dollar qui accuse 35% de moins au départ, les entrepreneurs européens le savent, mais ils se taisent.

Jaber Kamel

05 h 22, le 11 février 2013

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Commentaires (2)

  • En ce moment je fais mes emplettes pour ravitailler mon entreprise, et de foire en foire les produits européens jouissants toujours de qualité ont baissé de prix, cest réel, mais la guerre qui leur est faite, est par le dollar qui accuse 35% de moins au départ, les entrepreneurs européens le savent, mais ils se taisent.

    Jaber Kamel

    05 h 22, le 11 février 2013

  • C'est pas faute que les japonais aient averti...depuis des lustres,les chinois maintiennent leur yuan au plus bàs,avec l'assentiment des esclavagistes ultra-libéraux qui font produire là-bas,et délocalisent chez eux(sic!)...ce n'est pas que "la faute des chinois",loin s'en faut...et aujourd'hui le Japon dit,y 'en a marre...çà suffit comme çà...forcément,çà n'arrange pas les transnationales ultra-libérales qui y trouvent largement leur compte,à ce poker menteur où le gagnant est toujours du même côté....d'où les réticences de certains à mettre le sujet sur le tapis,les intêrets en jeu étant colossaux...

    GEDEON Christian

    04 h 06, le 11 février 2013

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