À l’origine du projet, « une idée venue il y a environ deux ans dans une petite ville plongée dans la crise économique », a indiqué Matt Damon, qui a écrit le scénario avec John Krasinski (également acteur dans le film). La réalisation a été finalement confiée à Gus Van Sant, avec lequel Matt Damon avait obtenu un Oscar pour Will Hunting en 1997. « Il s’agissait en fait de faire un film sur l’identité américaine. Le sujet lui-même (l’exploitation des gaz de schiste) est secondaire. Il s’agissait de montrer comment nous prenons de grandes décisions. Pensons-nous à la communauté, à l’avenir ? » a expliqué Matt Damon devant la presse hier. « Le débat sur le gaz de schiste, les gaz naturels, arrivait à point nommé car c’est une question qui fait rage dans le monde entier. C’était une excellente entrée en matière pour nous pencher sur une petite ville confrontée à la question et qui doit opérer un choix », a-t-il ajouté.
« On verra dans 10 ou 20 ans »
« John Krasinski et moi avons fait beaucoup de recherches sur la fracturation (hydraulique) et les gens qui sont chargés de passer des contrats avec les habitants à la campagne (pour les droits de forage). On a rencontré beaucoup d’entre eux et appris comment ils les abordent, ce qu’ils leur disent, l’un avouant porter une casquette avec une marque de tracteur connue, l’autre rouler en pick-up pour faire couleur locale. On n’a rien inventé », a-t-il poursuivi. « Traditionnellement, il y a un sens de la communauté, on se serre les coudes et je crois que l’Amérique s’est éloignée de cela et nous voulions l’aborder (...). On voulait des personnages qui parlent au nom de la génération précédente (toutes les générations sont représentées dans le film). Nous voulions que tous les personnages réfléchissent à cela et soient nuancés, pas manichéens », a-t-il souligné. Gus Van Sant a défendu le personnage de Steve, qui finit par être touché par les fermiers : « Steve est le héros de notre temps, ni bon ni méchant, mais il vend quelque chose qui n’est pas sûr. C’est une bonne combinaison du héros et de son antithèse. Mon père était vendeur et me disait toujours que le vendeur ne se concentre pas sur ce qu’il aime. »
Le film a reçu des critiques très mitigées aux États-Unis où il a fait « peu d’entrées », a regretté Matt Damon. Interrogé sur ces critiques, il a dit « ne pas comprendre ». « Parfois les gens découvrent les films plus tard, comme pour certains de mes films précédents. On verra dans 10 ou 20 ans. Mais Le message du film est clair : ne faites pas la politique de l’autruche. Si vous ne prenez pas de décision elle sera prise à votre place », a-t-il conclu.
Au programme de la Berlinale (7-17 février) aujourd’hui : The Necessary Death of Charlie Countryman de l’Américain Fredrik Bond, Dolgaya Schastlivaya (A long and happy life) du Russe Boris Khlebnikov et Gold de l’Allemand Thomas Arslan sur la ruée vers l’or au Canada avec l’actrice Nina Hoss (Barbara).
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
L'identité amerlock ?? y en a t il une ?? c'est la loi de la jungle asseptisée, le boa qui vous avale lentement après vous avoir hypnotisé pour mieux vous broyer, tout est fake en yankyland ! tout, leur bouffe leur sourire leur fringues, tout...........
06 h 41, le 10 février 2013