Utilisant des images très fortes, dont certaines s’apparentent à une métaphore de la Passion du Christ, pour décrire le combat intérieur du prêtre, Malgoska Szumowska a expliqué qu’elle n’avait pas voulu créer la controverse, mais « se concentrer sur le combat intérieur d’Adam, qui n’arrive pas à se trouver lui-même ». « J’ai commencé à l’écrire il y a quatre ans. J’avais trouvé un petit article sur un jeune garçon qui tue un prêtre. Et personne ne savait pourquoi. Mon premier sentiment était de faire un film sur la solitude terrible de ce prêtre, car une relation entre deux personnes est interdite pour les prêtres. J’ai parlé avec beaucoup d’entre eux et ils m’ont dit combien c’était dur pour eux », a-t-elle expliqué devant la presse. « Je n’avais aucunement envie de faire un film provocateur contre l’Église catholique. Je trouvais cela trop direct. Je voulais aimer mon personnage, Adam, ne pas le juger. Ça a été dur de trouver le chemin le plus juste. On a travaillé deux ans », a ajouté la réalisatrice. Classée parmi les dix meilleures jeunes réalisatrices européennes, Malgoska Szumowska est une des trois cinéastes femmes en lice pour l’Ours d’or cette année. Elle a notamment réalisé Happy Man (2000), Ono (2004) et Elles, présenté l’année dernière à la Berlinale dans la section parallèle Panorama, une immersion dans la prostitution étudiante avec Juliette Binoche dans le rôle d’une journaliste.
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Un drame sur les affres d’un prêtre homo lance la compétition
OLJ / le 09 février 2013 à 00h08
Utilisant des images très fortes, dont certaines s’apparentent à une métaphore de la Passion du Christ, pour décrire le combat intérieur du prêtre, Malgoska Szumowska a expliqué qu’elle n’avait pas voulu créer la controverse, mais « se concentrer sur le combat intérieur d’Adam, qui n’arrive pas à se trouver lui-même ». « J’ai commencé à l’écrire il y a quatre ans. J’avais trouvé un petit article sur un jeune garçon qui tue un prêtre. Et personne ne savait pourquoi. Mon premier sentiment était de faire un film sur la solitude terrible de ce prêtre, car une relation entre deux personnes est interdite pour les prêtres. J’ai parlé avec beaucoup d’entre eux et ils m’ont dit combien c’était dur pour eux », a-t-elle expliqué devant la presse. « Je n’avais aucunement envie de faire un film provocateur contre l’Église catholique. Je trouvais cela trop direct. Je voulais aimer mon personnage, Adam, ne pas le juger. Ça a été dur de trouver le chemin le plus juste. On a travaillé deux ans », a ajouté la réalisatrice. Classée parmi les dix meilleures jeunes réalisatrices européennes, Malgoska Szumowska est une des trois cinéastes femmes en lice pour l’Ours d’or cette année. Elle a notamment réalisé Happy Man (2000), Ono (2004) et Elles, présenté l’année dernière à la Berlinale dans la section parallèle Panorama, une immersion dans la prostitution étudiante avec Juliette Binoche dans le rôle d’une journaliste.


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